‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 4)Chapitre 116 sur 296 · I. Giindar : tes iniquités · texte numérisé non relu

I. Giindar : tes iniquités

Sermons de Bossuct. i*

lU^NII-: KT KIGUKUK Dl-: DIKU.

Ouc s'il coniinciux; une fois à appuyer sa main sur nous, ô Dieu ! que devieiulroiis-nous ? (juel antre assez ténébreux, qu''l abime assez profond nous pourra soustraire à sa fureur ? Son bras tout-puissant ne cessera de nous poursuivre, de nous abattre, de nous désoler : il ne restera plus en nous pierre sur pierre ; tout ira en désordre, en confusion, et en une décadence éternelle. Je vous laisse dans cette pensée : j'ai tâché de vous faire voir, selon que Dieu me l'a inspiré, d'un côté la miséricorde qui nous invite, d'autre part la justice qui nous efrraie('); c'est à nous à choisir, chrétiens; et encore que je sois assuré de vous avoir fait voir de quel côté il faut se porter, il y a grand danger que nous ne prenions le pire. Tel est l'aveuglement de notre nature. Mais Dieu, par sa grâce, vous veuille donner, et à moi, de meilleurs conseils !

I. Gandar : qui vous invite,... qui vous effraye c'est à vous... Pour trouver au manuscrit ces dernières lignes, se reporter de la f. 252 à la f. 231.

SERMON POUR LA NATIVITE de la

(3'^ des éditions), prêché à Metz devant le maréchal

de Schonberg, le dimanche 8 s-ptembre, 1652.

Les premiers éditeurs, jugeant ici nécessaire de prêter à Bossuet le secours de leur expérience, ont abrégé l'exorde, rajeuni çà et là le style, et ajouté à l'œuvre une conclusion d'emprunt. La rédaction de ce discours semble en effet avoir été improvisée. Pris de court, l'auteur n'a pas même eu loisir de récrire les passages considérables qu'il reprend dans une de ses plus récentes compositions de Paris {Rosaire, 1651); il se contente d'y renvoyer ; et cela même, dans les premières parties seulement.

La date de 1652 avait été proposée par M. Floquet {Etudes.., I, 203). Elle était indiquée par l'allocution à Schonberg et à Marie de Hautefort. Elle est confirmée par l'étude du manuscrit, où tout est archaïque, l'éloquence, la langue et l'orthographe. M. Gazier, qui le croyait perdu {Choix de sennoiis, p. 37), a renoncé à tort à la date de M. Floquet, pour se rapprocher de celle de M. Lâchât, qui, avec une singulière étourderie, quand il s'agit d'un sermon pour le 8 septembre, le déclare <i prêché à Metz, dans la fin de 1655, ou da)is le covunencement de 1656.» (XI, 100.)

(2uis, pu tas, puer iste erit?

Quel pensez-vous que sera cet enfant.^ {L7ic.,iy66.)

AVANT la naissance du Sauveur Jésus, tout ce qu'il y avait de gens de bien sur la terre, qui vivaient attendant la rédemption d'Israël, ne faisaient autre chose que soupirer après sa venue : et par des vœux ardents pressaient le Père éternel d'envoyer bientôt à son peuple son unique libérateur. Que si parmi leurs désirs il leur paraissait quelque signe que ce temps bienheureux approchât, il n'est pas croyable avec combien de transports toutes les puissances ( ) de leurs âmes éclataient en actions de grâces. Si donc ils eussent appris à la naissance de la sainte Vierge quClk; devait être sa Mère, combien l'auraient-ils embrassée, et

1. Afs. communiqué par M. le chanoine Denis, de Meaux. In^", sans marge ni paj^ination.

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