Var. virginale
votre charité maternelle l'influence continuelle de grâces qu'il recevait de votre cher Fils ? Aidez-nous donc par vos saintes prières, ô très bénie Marie ! aidez-nous à louer l'ouvrage de vos prières. Pour cela nous nous jetons à vos pieds, vous saluant et vous disant avec l'ange : Ave.
Parmi les divers ornements du pontife de la loi ancienne, celui qui me semble le plus remarquable, c'est ce mystérieux pectoral sur lequel, selon l'Écriture, il portait (') : Urim et Tumim (f), c'est-à-dire, vérité et doctrine ; ou, comme l'entendent d'autres interprètes, lumière et perfection. Je sais que cela est écrit pour nous faire voir quelles doivent être les qualités des ministres des choses sacrées ; et qu'encore que leurs habillements magnifiques semblent les rendre assez remarquables, ce n'est pas là toutefois ce qui les doit discerner du peuple ; mais que la vraie marque sacerdotale, le vrai ornement du grand prêtre, c'est la doctrine et la vérité : c'est ce qui nous est représenté en ce lieu.
Mais si nous portons plus loin nos pensées ; si dans le pontife du Vieux Testament, qui n'avait que des ombres et des figures, nous considérons Jésus-Ciirist, qui est la fin de la Loi et le pontife de la nouvelle alliance, nous y trouverons quelque chose de plus merveilleux. Chrétiens, c'est ce saint pontife, c'est le grand sacrificateur qui porte véritablement sur lui-même la doctrine, la oerfection et la vérité ; non point sur des pierres précieuses, ni dans des caractères gravés, comme faisaient les enfants d'Aaron, mais dans ses actions irrépréhensibles et dans sa conduite toute divine.
Pour comprendre cette vérité nécessaire à l'intelligence de notre texte, remettez, s'il vous plaît, en votre mémoire, que jÉsus-CiiRiST, notre Maître ('), est le Fils de Dieu. \'ous (') êtes trop bien instruits pour iq^norer que Dieu n'engendrepas à la façon ordinaire, et que cette génération n'a rien de matériel ni de corruptible. « Dieu est esj^rit ('), » fidèles, et ne vit que de raison et d'intelligence ; de là vient aussi qu'il
a. Levit., VI II, 8. — <5. Joaii.y IV, 24.