‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 4)Chapitre 265 sur 296 · Var. Les fidèles · texte numérisé non relu

Var. Les fidèles

2. Si on retrouve le ms. de ce premier point, il nous paraît probable qu'on lira ici « à même temps, » plutôt que € en même temps. »

3. Voici un passage aussi formel qu'on pouvait le souhaiter pour établir que les exordes et le corps du discours ne font qu'un. Nous en rencontrerons d'autres encore.

4. C'est-à-dire : sans aucun doute. Aujourd'hui cette locution, dont le sens s'est affaibli, avec beaucoup d'autres, n'exprime guère qu'une supposition.

nouveauté de vie y est commencée; et de là vient que nous appelons le baptême le sacrement de régénération et de renouvellement de l'homme parle Saint-Esprit : d'où je conclus que le dessein de Dieu est de détruire en nous le péché, puisqu'il veut que la vie chrétienne commence par l'abolition {') de nos crimes; et ainsi il nous rend la justice que la prévarication du premier père nous avait otée. Grâces à votre bonté, ô grand Dieu, qui faites un si grand présent à vos serviteurs « par Jésus-Christ le Juste, » qui, se chargeant de nos péchés à la croix, par un divin échange nous a communiqué sa juî.tice !

Mais ici peut-être vous m'objecterez que le péché n'est point détruit, même dans les justes, puisque la foi catholique professe qu'il n'y a aucun homme vivant qui ne soit pécheur. Pour résoudre cette difficulté et connaître clairement quelle est la justice que le Saint-Esprit nous rend en ce monde, l'ordre de mon raisonnement m'oblige d'entrer dans ma seconde partie, et de vous faire voir le combat du fidèle contre la chair et ses convoitises. Je joindrai donc cette seconde partie avec ce qui me reste à dire de la première dans une même suite de discours. Je tacherai pourtant de ne rien confondre; mais j'ai besoin que vous r(Miouv(*liez vos attentions.

SECOND POINT

La seconde partie de la vie chrétienne, c'est de combattre la concupiscence, pour détruire en nous le péché. Or, (juand je parle ici de concupiscence, n'entendez [)ar ce mot aucune passion particulière, mais plutôt toutes les passions assemblées, que l'Écriture a coutume d'appeler d'un nom général la concupiscence, et la chair. Mais définissons en uti mot la concupiscence, et disons avec le grand Augustin : La concupiscence, c'est un attrait qui nous fait incliner {) à la créature au préjudice du Créateur, (\\i\ nous pousse aux choses sensibles au j:)réjudice des biens étc^rnels.

Qu'est-il nécessaire de vous dire rombi(»n cet attrait est

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