Var. aussitôt
3. Une belle parole du Discours sur P Histoire universelle^ retentit cU^j.\ ici : « Tout était Dieu, excepté Dieu même; et le monde que Dieu avait fait pour manifester sa puissance, Jt'w/VcwV dV/v devenu un le ni pie d'idoles. » (II' part., ch. m.)
4. Vnr. avec. — Entendons par conséquent par adullhrs non les crimes, mais les criminels ; par opposition .\ V//>ou.v vi'ritable.
5. Var. le seul, dans tout l'univers que Dieu avait éclairé — illuminé — de sa connaissance.
o^cnre humain, par le vice de son origine, est devenu enclin naturellement à mépriser Dieu : et voyez-le par une expérience si universelle. Et d'où vient cette inclination naturelle, si contraire à notre première institution, sinon de la contagion du premier péché, par lequel la source des hommes étant infectée, la corruption nous est passée en nature?
Ah! fidèles! ne craignons pas de confesser ingénument nos infirmités : [p. 15] que ceux-là en rougissent, qui ne savent pas le remède, qui ne connaissent pas le Libérateur. Pour nous, n'appréhendons pas de montrer nos plaies, et avouons que notre nature est extrêmement languissante. Et comment pourrions-nous le nier.-^ Quand nous voudrions le dissimuler ou le taire, toute notre vie crierait contre nous; nos occupations ordinaires témoignent assez où tend la pente de notre cœur. D'où vient que tous les sages s'accordent que le chemin du vice est glissant.'^ d'où vient que nous connaissons par expérience que non seulement nous y tombons de nousmêmes, mais encore que nous y sommes comme entraînés ! au lieu que pour monter à cette éminence ('), où la vertu établit son trône, il faut se raidir, et bander les nerfs avec une incroyable contention. Après cela, est-il malaisé de connaître où nous porte le poids de notre inclination dominante .^^ et qui ne voit que nous allons au mal naturellement; puisqu'il faut faire effort pour nous en tirer, et que nous n'en pouvons sortir qu'avec peine .'^ De là vient que la doctrine de l'Evangile, qui ne peut repaître que l'entendement, ne tient presque point à notre âme : au contraire, les choses sensibles y font de profondes impressions. J'en appelle, chrétiens, à vos consciences. Quelquefois quand vous entendez discourir des mystères du royaume de Dieu, ne vous sentez-vous pas échauffés? Vous ne concevez que de grands desseins : faut-il faire le premier pas de l'exécution, n'est-il pas vrai que le moindre souffle du diable éteint cette flamme errante et volage qui ne prend pas à sa matière (^) ? Il est vrai : nous sentons je ne sais quel instinct en nous-mêmes, qui voudrait,