LXII REMARQUES
— I':n i66o, ayant appelé le diable : ce vieux adultère^ il corrige : « Ce vieil adultère. > {P/tnons, 1660, 2" p.)
V'iri:, adjectif: <!- J'ai vu que l'on ne commet pas ordinairement la course aux plus 7'ites... » '^Providence, 1662, i'»" p.) — « Ni les chevaux ne sont vîtes, ni les hommes ne sont adroits, que pour fuir devant le vainqueur. » {Palaiifte, 1685.) — « Aussi vite et impétueuse était l'attaque, aussi fortes et inévitables étaient les mains du prince de Condé. » {Condé, 1687.) — « Plus vites que les aigles, i)lus courageux que les lions. » (Ibid.)
VivRK, Survivre. Ces verbes font-ils à l'imparfait du subjonctif: qti'il véquît^ survéquit, ou qu^il vécût, survécût? M. Jacquinet adopta la première de ces formes dans \ Oraison funèbre de Henriette de France (p. 67) ; et elle est autorisée par l'exemplaire (imprimé) de la Bibliothèque nationale. D'autres exemples, tirés des manuscrits, sont en sens contraire : « Ainsi il naquit, ainsi il vécut, ainsi il mourut. ^ {Purijîcatioti, 1653, 2"-" p.) C'est, il est vrai, l'indicatif; mais le subjonctif imparfait en dérive. D'ailleurs : <L II fallait qu'zV vécût {ttescut) en ce monde comme un exemplaire achevé d'une inimitable perfection. » {Loi de Dieu, 1653, v'^ p.) — ^11 était convenable... que... ceux qui ont précédé l'accomplissement vécussent (tiescîissent) dans l'attente de ce bonheur. » {Les deux Alliances, reprise, 1654.) — Bossuet a-t-il modifié ce point en vieillissant ? ou bien le sutvéquit serait-il le fait de l'imprimeur.? Il était admis par Vaugelas.
Voici, voila, pris quelquefois l'un pour l'autre. {Rosaire, 1657, texte.)
VOLERIES : « Unies... par la société de crimes et de voleries. » {Bonté et rig. de Dieu, 1652, 2° p.) — « Nous enrichir... par des voleries. » {S. Bernard, 1653, 2*-' p.) — « Ces biens que vous amassez par des voleries. » {Postul. Bernardine, 1656, I- p.)
On trouve de même: « Ville... qu'eux-mêmes avaient désolée par leurs ///leries. » {Bonté et rig. de Dieu, 1652, 2*" p.)
Vouloir. Bossuet a conjugué, au moins une fois, au subjonctif: qtie je veule. {Scapulaire, 1653, i^''p.) Peut-être est-ce un lapsus. Nous avons reporté cette forme dans les notes. » — Ailleurs : veuille.
Au contraire : 'Z/<?w/«?2' est un impératif régulier, et nullement synonyme de veuillez. Nous le conservons par conséquent : « Voulez-le, ne le voulez pas, votre éternité vous est assurée. » {Toitssaint, 1669, 3^ p.)