Var. par ses désirs. — Souligné d'abord, puis remplacé
absolu qu'est celui de Dieu, l'autorité n'est pas sans force, et les lois ne sont pas désarmées : quiconque méprise leurs règlements, est assujetti à leurs peines : et ainsi ce rebelle inconsidéré qui éprouve sa liberté contre Dieu, et l'exerce insolemment par le mépris de toutes les lois ('), pendant qu'il fait ce qu'il veut, attire sur lui nécessairement ce qu'il doit le plus avoir en horreur, la damnation, la mort éternelle, la juste et impitoyable vengeance d'un Tout-Puissant méprisé. Cesse donc, ô sujet rebelle et téméraire prévaricateur de la loi de Dieu ! cesse de nous vanter désormais ta liberté malheureuse que tu ne peux pas soutenir contre le Souverain que tu offenses, et reconnais au contraire que tu forges toi-même tes fers par l'usage de la liberté dissolue, que tu mets un poids de fer sur ta tête, que tu ne peux plus secouer, et qu'enfin tu seras réduit (^) à une servitude éternelle, en voulant étendre trop loin les folles prétentions de ta vaine et ridicule indépendance.
Par conséquent, chrétiens, vivons dépendants de Dieu ; et croyons que, si nous osons mépriser ses lois, notre audace ne sera pas impunie. Car si l'Apôtre a raison de dire que nous devons craindre le prince et le magistrat, « parce que ce n'est pas en vain qu'il porte l'épée, » non enim sine causa gladium p07'tat i^), combien plus devons-nous penser que ce n'est pas en vain que Dieu est juste, que ce n'est pas en vain qu'il est tout-puissant, que ce n'est pas en vain qu'il lance le foudre (3), ni qu'il fait gronder son tonnerre {^) ! Que
a. Rom.^ XIII, 4.
1. Var. de toutes ses lois, — de ses saintes et terribles lois.