Var. la clémence
4. Anciemies édit. Ainsi la première la soutient., la seconde V applique^ la troisième la tempère ; toutes trois la rendent parfaite et accomplie par leur concours. — Les mots en italiques sont effacés ; mais non le reste, que M. Gazier supprime comme le commencement. — Autre légère erreur: Bossuet avait d'abord écrit : la constance la soiitie^it j il remplace les deux premiers mots par la première., et allait aussi récrire les deux qui suivent ; mais s'apercevant qu'il n'y a rien à y changer, il s'interrompt : la sou... M. Gazier lit ici : la foi (en prenant pour unjj/ la dernière lettre à moitié formée).
5. Mot souligné, comme rimant avec la fin de phrase qui précède. C'est pour cela qu'on a cru devoir la retrancher. Mais l'auteur ne l'a pas fait. Il a pu modifier oralement l'expression peu harmonieuse ; ou même prendre son parti de la conserver, malgré une imperfection sans importance.
6. Première rédaction: « Si je voulais remonter jusques au principe, il faudrait vous dire, messieurs, que c'est en Dieu premièrement que se trouve la justice, et que c'est de cette haute origine qu'elle se répand parmi les hommes. C'est là que j'aurais à vous exposer, avec le grave Tertullien, que « la divine bonté ayant fait tant de créatures, la justice divine les a ordonnées et rangées chacune en sa place : » Omnia ut bonitas concepit^ sic justitia distinxit. (Advers. Marcion., lib. II, n. 12. — Note marginale : Le même : Bonitas operata est ??îundum, justitia modulata est.) C'est donc elle qui ayant partagé proportionnément ces vastes espaces du monde, y a aussi assigné le lieu convenable aux astres, à la terre, aux éléments, pour s'y reposer ou pour s'y mouvoir, suivant qu'il est ordonné par la loi de l'univers, c'est-à-dire par la sage volonté de Dieu. C'est
qu'il a à ses propres lois qui fait remarquer dans l'univers un esprit d'uniformité et d'égalité qui se soutient de soimême au milieu des agitations et des changements infinis de la nature ('). Ensuite nous verrions, messieurs, comme la justice découle (^) sur nous de cette source céleste, pour faire en nos âmes l'un des plus beaux traits de la divine ressemblance ; et de là nous conclurions que nous devons imiter, par un am.our ferme et inviolable de l'équité et des lois, cette constante uniformité de la justice divine. Ainsi il n'y aurait pas lieu de douter que la justice ne dût être constante.
Mais comme je me propose de descendre par des principes connus à des vérités de pratique, je laisse toutes ces hautes spéculations pour vous dire {^) que la justice étant définie, comme tout le monde sait, « une volonté constante et perpétuelle de donner à chacun ce qui lui appartient : » Constans et perpétua voluntas jus suum cuique tribuendi (""),
a. Instit.^ lib. I, titul. i. (Le texte est en marge.) cette même justice qui a aussi donné à la créature raisonnable ses lois particulières, dont les unes sont naturelles, et les autres, que nous appelons positives, sont faites ou pour confirmer ou pour expliquer, ou enfin pour perfectionner les lumières de la nature.
Ainsi Dieu étant souverainement juste, il gouverne et le monde en général et le genre humain en particulier par une justice éternelle; et (ynot oublié da?ts redit. Gazier) c'est ce qui fait remarquer dans l'univers un esprit d'uniformité et d'égalité qui se soutient de soi-même au milieu des agitations et des variétés infinies de la nature muable. Ces grandes et admirables vérités nous font {yar. feraient) conclure, messieurs, que Dieu est la source de la justice, que de là elle s'est répandue en nous pour faire en nos âmes l'un des plus beaux traits de la divine ressemblance ; et qu'ainsi nous devons imiter par une attache constante aux lois l'immuable uniformité de la justice divine : d'où il s'ensuit que tout homme juste doit être constant, mais que ceux-là le doivent être plus que tous les autres qui sont les juges du monde, et qui, étant pour cette raison appelés dans l'Écriture les dieux de la terre (/"j-., lxxxi, 6), doivent faire reluire dans leur fermeté une image de l'immutabilité de ce premier Être dont ils représentent parmi les hommes la grandeur et la majesté {var. dont ils représentent la grandeur et la majesté parmi les hommes).
J'irais à l'infini, si je me jetais dans ces hautes spéculations ; et comme j'ai dessein de descendre par des principes connus à des vérités de pratique, je vous dirai, chrétiens, que la justice étant définie par l'empereur Justinien, comme tout le monde sait, « une volonté constante et perpétuelle de rendre à chacun ce qui lui appartient : » Constants et perpétua voluntas jus suîifn cuique tribuendi
1. Var. des variétés infinies de la nature. — Ajtciennes édit. de la nature înuable. — Épithète effacée ; le point est même reporté après nature.