Première rédaction: consentons qu'il fasse
^.Première rédaction: que je joindrai pour abréger, avec la troisième..., et que j'établirai...
6. Edit. et incapables. — On a pris pour et un trait de remplissage à la fin d'une ligne. Ceci est mis au net.
aux préceptes, comme un effet de son choix et de sa propre détermination. Mais il n'en est pas de la sorte des événements divers qui décident de notre fortune et de notre vie : il en ordonne le cours par de secrètes dispositions de sa providence éternelle, qui passent notre pouvoir, et même ordinairement notre prévoyance ; si bien qu'il n'y a aucune puissance capable d'en arrêter l'exécution, conformément à cette parole d'isaie (') : «Toutes mes volontés seront accomplies, et tous mes desseins auront leur effet, dit le Seigneur tout-puissant: » Consilitim meu7n stabit, et omnis vohuîtas mea fiet ('*).
Quand je considère la cause de cette diversité, je trouve que Dieu étant notre souverain, il n'est pas juste, messieurs, qu'il laisse tout à notre disposition, ni qu'il nous rende maîtres absolus de ce qui nous touche et de nous-mêmes. Il est juste au contraire que l'homme ressente qu'il y a une force majeure à laquelle il faut céder. C'est pourquoi s'il y a des choses qu'il veut que nous fassions par choix, il veut aussi qu'il y en ait d'autres que nous souffrions par nécessité. Pour cela (^) les choses humaines sont disposées de manière qu'il n'y a rien sur le terre ni de si bien concerté par la prudence, ni de si bien affermi par le pouvoir, qui ne soit souvent troublé et embarrassé par des événements bizarres qui se jettent à la traverse ; et cette puissance souveraine qui régit le monde ne permet pas qu'il y ait un homme vivant, si grand et si puissant qu'il soit, qui puisse disposer à son gré de (^) sa fortune et de ses affaires, et bien moins de sa santé et [de] sa vie. C'est ainsi qu'il a plu à Dieu que l'homme ressentît par expérience cette force majeure dont j'ai parlé : force divine et inévitable (^),qui se relâche quand elle veut, et s'accommode quelquefois à nos volontés, mais qui sait aussi se roidir quand il lui plaît avec une telle fermeté qu'elle entraîne
a. /$•., XLVI, 10.
i.Edit. à cette parole d'Isaïe : « Mes pensées ne sont pas vos pensées ; autant que le ciel est éloigné de la terre, autant mes pensées sont-elles audessus des vôtres ; > et encore cet autre oracle du même prophète... — Effacé au manuscrit. Bossuet ne conserve que la dernière citation.