Var. retienne. — Texte des éditions
246 POUK LE DIMANCHE
violence pour mortifier en vous les mauvais désirs et dompter vos passions déréglées, ne croyez pas, ô enfants de Dieu, que ce bon Père vous laisse (') en repos de son côté. Autrefois, durant la loi de Moïse, il promettait les fruits de la terre à ceux qui marchaient [dans] ses commandements {^). Il n'en est pas de la sorte sous Celui qui a dit dans son Évangile, « que son royaume n'est pas de ce monde (''). » Au contraire, depuis qu'il s'est livré lui-même à la mort, et à la mort de la croix, comme une victime volontaire, il veut que nous croyions, malgré tous nos sens, que les souffrances sont une grâce et les persécutions une récompense. « Personne, dit le Fils de Dieu, ne quittera les avantages du monde pour moi et pour l'Evangile, qu'il ne reçoive le centuple dès le temps présent, avec des persécutions, et dans le siècle à venir la vie éternelle {^). » Pour la peine d'avoir tout quitté, vous recevrez d'autres peines (^). Tous n'entendent pas cette parole ; mais qui a des oreilles pour écouter, qu'il écoute ; qui a le cœur ouvert à l'Évangile, qu'il entende ces vérités, et qu'il adore leur salutaire (^) rigueur. Oui, je le dis encore une fois, les grandes prospérités ordinairement sont des supplices, et les châtiments sont des grâces. «Car qui est le fils, dit l'Apôtre {'), que son père ne corrige pas ? car le Seigneur châtie miséricordieusement les enfants qu'il aime. Demeurez (^) donc sous sa discipline. Que s'il néglige de vous corriger, poursuit le grand Paul, c'est donc qu'il ne vous tient pas pour des enfants légitimes, mais pour des enfants d'adultère : » B7^£-o adulteri, et non filii estis. S'il vous épargne la verge et la correction, craignez qu'il ne vous réserve au supplice.
11 n'est pas à propos que tout nous succède : il est juste que la terre refuse ses fruits à qui a voulu goûter le fruit
a. Joan.^ XVII I, 36. — b. Marc.^ X, 29, 30. — c. Hebr.^ XII, 6, 7, 8.