Var. perdre
2. \.2t.Qha.\. : Apparuit gra/ia et befiigni/às... Yusioxï de deux textes de saint Paul (TiV., II, 1 1 ; Ilnd.^ III, 4).
3. Var. afin que nous approchions avec confiance. — Les deux sont écrits à la suite, et non dans l'interligne; d'où l'erreur de Lâchât : « que nous approchions avec confiance et avec plus d'amour ». — Additions et retranchements arbitraires.
4. Lâchât: à ce Dieu. — Cette faute détruit le sens de la phrase : c'est dire en effet : « Je viens à Jésus au nom de Jésus. >
5. La page 12 ne contient que ces deux mots. Bossuet allait commencer une phrase, ou peut être un développement, mspiré par la conclusion du premier point dans le sermon de 1656 : « Qu'ont de [commun avec toi les choses mortelles]... .' » Il s'interrompt et efface. Il n'est pas exact de dire avec les éditeurs qu'il faut achever en se reportant à cette ancienne rédaction. Plusieurs idées et plusieurs expressions qui s'y lisent venaient d'être employées.
tous les endroits de notre vie. Elle commence à paraître dès
le moment de notre naissance : on voit un certain rapport
entre les langes et les draps de la sépulture : on couche et on
enveloppe à peu près de même façon ceux qui naissent et
ceux qui sont morts ; un berceau (') a quelque idée d'un
sépulcre, et c'est la marque de notre mortalité qu'on nous
ensevelisse en naissant. C'est ce qui a fait dire à Tertullien
que le Sauveur a commencé dans ses langes le mystère de sa
sépulture : Pannis jam sepulhu^œ invoLucru77i initiatus (^). Il
voit (') dans sa naissance le commencement de sa mort ; et,
le considérant dans le maillot, il se le représente déjàcomm.e
enseveli. Suivons le sentiment de ce grand homme ; et, après
avoir vu en notre Sauveur la nature humaine par le mot
d'enfant, regardons la mortalité dans ses langes, et avec la
mortalité toutes les infirmités qui la suivent.
Sur ce sujet, chrétiens, j'ai dessein de vous faire entendre non mes sentiments et mes paroles, mais les raisonnements tout divins de l'incomparable saint Augustin dans cette admirable Épître qu'il a écrite à Volusien (^). Voici donc le raisonnement et presque les mêmes paroles de ce sublime docteur.
Puisque Dieu avait bien voulu se faire homme, il était juste qu'il n'oubliât rien pour nous faire sentir cette grâce ; et pour cela, dit saint Augustin, il fallait qu'il prît les infirmités par lesquelles la vérité de sa chair est si clairement confirmée. Et (3) en effet, poursuit-il, encore que les Ecritures nous prêchent avec tant de soin que le Fils de Dieu n'a pas dédaigné la faim, ni la soif, ni les fatigues, ni les sueurs, ni toutes les autres incommodités d'une chair mortelle, il s'est élevé beaucoup d'hérétiques qui n'ont pas voulu reconnaître en lui la vérité de notre nature. Les uns disaient que son corps était un fantôme ; d'autres, qu'il était composé d'une matière céleste ; et tous s'accordaient à nier qu'il eût pris effectivement la nature humaine. Ces esprits superbes et
a. Advers. Marcion.^ lib. IV, n. 21. — b. Epist. CXXXVII, n. 8, 9.