Var. qu'ils fussent véritables
6. Notes 7narginales : Avec un cœur feint. Je ne parle pas de ces feintes et de ces impostures grossières. — Il ne faut point en croire les premiers regrets.
7. Var. et c'est ce que j'appelle préparer... — Texte des éditeurs. On n'a pas remarqué une correction qui ne consiste que dans une seule lettre (à) ajoutée dans l'interligne.
414 AVENT DE SAINT-TflOMAS DU LOUVRE.
Un sage médecin attend adonner certains grands remèdes, quand il voit que la nature reprend le dessus : ici quand la grâce le reprend, quand elle commence à gagner un cœur, à dompter et à assujettir la nature.
Vous n'avez pas gardé pour Dieu votre force (''), aussi voyez-vous qu'elle s'est perdue.
Éprouvez-vous vous-mêmes ; c'est par les œuvres que le cœur s'explique. Enfants légitimes et naturels: on peut lui supposer tous les autres.
« Ne donnez pas {^) le saint aux chiens ; ne jetez pas vos perles devant les pourceaux ('). »
Facilius inveni, qui innocentiam servavermt, quant qui congrue egerint pœniteiitimn. An quisquam illani pœnitentiam putat^ ubi adquirendœ ambitio dignitatis, tibi vini effusio, ubi ipsius copulœ conjugalis usus ? Renuntiandum seculo est, so7nno ipsi minus indulgendum quam natu7^a postulat, interpellandus est geviitibus, interrunipendus est suspiriis, sequestrandus orationibus (^).
Vivendum ita ut vitali huic moriamur usui; seipsum sibi homo abneget, et totus mutetur.\Eo quod'\ ipsehujus vitœ usus corruptela sit integritatis (^\
Adam post culpam statim de paradiso Deus ejecit, non distulit: sed statim separavit a deliciis, tit ageret pœnitentiam, Statim tunicam vestivit pelliceam, nonsericam i(). Ne in ipsa fiât pœnitentia, quod postea indigeat pœnitentia ({),
a, Pj., LViii, 10. — b. Matih.^Yii, 6. — c. S. Ambr., De Pœnit., lib. II, cap. x. — d. Ibid. — e. Ibid.^zz.'p. xi. — Ms... no?i sericam, sed pelliceam. — .f. Ibid.
I. Le second point se termine ici, pour ainsi dire avant d'avoir commencé. Une feuille de notes est annexée au manuscrit (f. 230). Deforis y prend des textes qu'il traduit et commente. Force lui est pourtant d'en laisser un certain nombre, qui avaient rapport au premier point : celui d'Osée, qu'on a vu plus haut : Ornabatur i7iaure stia... ad cor ejus; et ceux-ci d'isaïe : Hœc dicil Domi- 7ms Deus sancius (m s. Detis fioster) Israël : Si rêver tainini et quiescatis, suivi eritis^ et in sileiitio et in spe erit fortitudo vestra (xxx, 15. — Cf. ci-dessus, p. 406). — Propterea expeciat... ni misereatur vestri, et ideo exaltabitur par cens vobis, quia Deus judicii Do}7îi7ius; beati\^o?n?ies^ qui expectcc?it eu77i (Ibid., 18.) Et erit opus justitiœ pax et cultus justitiœ silentiu77i, et securitas tisque in se77ipiternuui (XXXH, 17).
— Bossuet ajoute : « C'est pour cela que le bon grain n'a [pas] pris racine. Les oiseaux du ciel l'ont mangé, les passants l'ont foulé aux pieds, les soins du monde l'ont emporté. » — Enfin ce texte cité plus haut : Sicut passer solitarius in iecto{^s., CI, 8).
— Nous laissons dans le texte, à titre de document, un long extrait de saint Ambroise, qui paraît concerner le second point.
[Contre ceux] qui font indifféremment la pénitence ('), le saint Concile de Nicée ('"). Ils doivent avoir compris que, dans la faiblesse naturelle à l'homme, il est plus aisé de tomber que se relever de sa chute ; de se donner le coup de la mort, que de se rendre la vie ; de suivre notre penchant en allant au mal, que de nous violenter pour en sortir (^). Car c'est une maxime établie que le bien nous coûte plus que le mal, et que c'est un ouvrage plus laborieux de se réparer que de se perdre. Mais ceux dont nous parlons ne l'entendent pas de la sorte : ils mettent dans la même ligne et la pénitence et la faute. S'il leur est aisé de pécher,il ne leur est pas moins aisé de se convertir : tantôt justes et tantôt pécheurs, selon qu'il leur plaît, ils croient pouvoir changer leurs mauvais désirs avec autant de promptitude (^) qu'ils ont à se laisser vaincre, et se défaire de leurs mauvaises inclinations {'^) comme d'un habit qu'on prend et qu'on quitte quand on veut: erreur (s) manifeste. A la vérité, chrétiens, pendant que la maladie supprime pour un peu de temps les atteintes les plus vives de la convoitise, je confesse qu'il nous est facile de peindre sur notre visage, et même, pour nous mieux tromper, dans notre imagination alarmée, l'image d'un pénitent. Le cœur a des mouvements superficiels (^) qui se font et se défont en un moment. Mais il ne prend pas si facilement les impressions fortes et profondes. Non, non, ni un nouvel homme ne se forme pas tout à coup, ni ces affections vicieuses dans lesquelles nous avons vieilli ne s'arrachent pas par un seul effort. Des remèdes palliatifs qui ne guérissent que la fantaisie, et ne touchent pas à la maladie...
a. Concil. Nic.^ Cafi. Arab., cap. XIX (Labb., t. II,- col. 227).
1. Ce fragment, qui se lit de l'autre côté du même f. 230, paraît se rapporter au second point. Nous le laissons donc où Deforis l'a placé. Mais nous rappelons qu'il n'y a point ici de rédaction véritable.
2. Edit. Ils doivent se persuader qu'on n'obtient pas de Dieu le pardon aussi facilement qu'on l'offense, et que l'homme ne fléchit pas sa bonté avec la même facilité qu'il la méprise. — Cette phrase est effacée.