DE CANTORBERY
le 29 décembre 1668.
Bossuet ne paraît pas avoir composé de nouveau sermon pour la fête de Noël. Il relut ceux de 1656 et de 1667, où il traitait à fond ce que le mystère de ce jour a d'essentiel. Sur un tel sujet, il n'avait pas besoin d'autre préparation. Il jeta sur le plus ancien de ses deux manuscrits deux corrections, dont l'une est significative : les mots : « à ce peuple, » qui convenaient à l'auditoire de Metz, furent remplacés par ceux-ci : <i à cette audience. »
M. Lâchât prétend (^) qu'un panégyrique de saint Etienne, prononcé le lendemain, est à mettre dans la liste déjà trop considérable des œuvres perdues. C'est une erreur, qui remonte aux Etudes de A. Floquet (3) ; elle n'a d'autre appui qu'une interprétation arbitraire d'une phrase {f) du discours qu'on va lire. Ce qu'il fallait regretter, et M. Lâchât l'oublie, c'est la perte d'un autre panégyrique, auquel Bossuet renverra explicitement en deux endroits du sermon de 1672 pour la fête de la Pentecôte : nous voulons dire \ç: panégyrique de saint Thomas, apôtre. C'est celui-là que la reine entendit (5), non, comme le prétend l'abbé Ledieu (^), celui de saint Thomas de Cantorbéry, C'étaient les deux patrons de cette église ; et l'orateur les célébra successivement.
Il faut méditer la doctrine du beau discours qui suit, et la rapprocher des sermons sur les Devoij^s des rois, sur \ Ambition, sur la Justice, et de la Politique sacrée tirée des propres paroles de V Écriture sainte.