Var. Elle deviendra
2. Edif. en eux. — C'est la variante ; qui veut drre sans doute : e?i 710s corps^ première rédaction effacée. Comme il ne restait pas de pluriel énoncé, auquel ce pronom pût se rapporter, Bossuet corrige : i. en elle. » Cette fois le pronom se rapporte à la chair. Apparemment on n'avait pu le lire : il y a en effet une certaine difficulté.
3. Edit. ces. — Faute, destinée à pallier celle que nous venons de signaler. Il y a bien ses^ se rapportant aussi à la chair. C'est une surcharge, qui remplace 7ios^ effacé.
4. Deforis, confondant l'indication d'un développement avec un commencement de phrase, imagine d'achever ainsi : « Mais ayant participé au corps du Sauveur, principe de vie, [ne participons plus au péché, principe de mort]. > — Il a pris pour une apposition ce qui était le sommaire de la démonstration à fournir oralement.
Sermons de Bossuet. — V. 31
Deux espèces (') de communions, le droit, et l'actuelle participation. Nous demeurons toujours dans la communion du mystère, non seulement dans l'actuelle participation, mais dans le droit de communier. Corpus non fornicationi, sed Doniino, et Dojnmus corpori {^). ( Voy. deux Discours (^) de la Pureté.)
Il fait notre corps semblable au sien. Un temple : ^^Zvite (3) teinplum hoc (^). Nous devons l'orner comme un temple avec bienséance, je le veux bien : mais toujours avec dignité : rien de vain, rien de profane (voy. Pâques, Temple (^), ix, x, xi, xii). Donc, ô sainte chasteté, fleur de la vertu, ornement immortel des corps mortels, marque assurée d'une âme bien faite et véritablement généreuse, protectrice de la sainteté et de la foi mutuelle dans les mariages, fidèle dépositaire de la pureté du sang, et qui seule en sais {^) conserver la trace ; viens consacrer ces corps corruptibles, viens leur être un baume éternel et un céleste préservatif (^) contre la corruption ; viens les disposer à une sainte union avec le corps de Jésus-Christ ; et fais qu'en prenant ce corps, nous en tirions aussi tout l'esprit. Troisième principe d'incorruption.
TROISIÈME POINT
Je l'ai déjà dit, mes frères, mais il faut le dire encore une fois, que durant ce temps de corruption Dieu commence déjà dans nos corps l'ouvrage de leur bienheureuse immor-
a. I Cor., VI, 13, — b.Joan., 11, 19.
I. Var. manières. — Cette phrase et la précédente sont des remarques marginales.
3. Ces deux discours ou dissertations sur la Pureté sont malheureusement perdus. Bossuet y renvoyait de même dans le Panéç^yrique de saùit Benoît (cf. t. IV, p. 535). Ici M. Lâchât a lu : deuxième discours j là : onzième discours.
3. Bossuet rappelle par ce texte que Notre Seigneur appelait son corps un temple. (Cf. l'exorde sur ce texte, pour le jour de Pâques, 1666 ; ci-dessus, p. 221.)
4. Correspond aux pages 762-764 du t. III. Inutile, croyons-nous, de reproduire tout le passage, qui sans doute n'était pas repris textuellement.
5. Édit. sait. — Il y a bien la seconde personne au manuscrit.
6. Ces quatre mots, ajoutés au crayon en marge, et très peu lisibles aujourd'hui, n'ont pas, ce semble, été aperçus par M. Lâchât. Ils ne figurent ni dans son texte ni dans ses notes.
talité. Oui, pendant que ce corps mortel est accablé de langueurs et d'infirmités, Dieu y jette intérieurement les principes d'une consistance immuable ; pendant qu'il vieillit, Dieu le renouvelle ; pendant qu'il est tous les jours exposé en proie aux maladies les plus dangereuses et à une mort très certaine, Dieu travaille par son Esprit-Saint à sa résurrection glorieuse. De quelle sorte s'accomplit un si grand mystère ? Saint Augustin, qui l'a appris du divin Apôtre, vous l'aura bientôt expliqué par une excellente doctrine. Mortels, apprenez votre gloire : terre et cendre, écoutez attentivement les divines opérations qui se commencent en vous.
Il faut donc savoir, avant toutes choses, que le Saint- Esprit habite en nos âmes, et qu'il y préside par la charité qu'il y répand. Comment cette divine opération s'étend-elle sur le corps ? Ecoutez un mot de saint Augustin, et vous l'entendrez : « Celui-là, dit ce saint évêque, possède le tout, qui tient la partie dominante ('). » Tohim possidet, qui p7'incipale tenet ("). « Or en nous, poursuit ce grand homme, il est aisé de connaître que c'est l'âme qui tient la première place, et que c'est à elle qu'appartient l'empire. » De ces deux principes si clairs, si indubitables, saint Augustin tire aussitôt cette conséquence facile : « Dieu tenant cette partie principale, c'est-à-dire l'âme et l'esprit, par le moyen du meilleur il se met en possession de la nature inférieure ; » par le moyen du prince, il s'acquiert aussi le sujet ; et dominant sur l'âme, qui est la maîtresse, il étend sa main sur le corps, et l'assujettit à son domaine (^). C'est ainsi que notre corps est renouvelé par la grâce du christianisme. Il change de maître heureusement, et passe en de meilleures mains : par la nature il était à l'âme, par la corruption il servait au vice, par la grâce et la religion il est à Dieu.
11 se fait comme un sacré mariage entre notre esprit et l'Esprit de Dieu ; ce qui fait que « celui qui s'attache au
a. Serm. CLXI, n. 6,