Var. les hommes. — Anciennes édit. la plupart des hommes
une mortelle léthargie ? Nul ne veille véritablement, que celui qui est attentif à son salut. Et s'il est ainsi, chrétiens, qu'il y en a dans cet auditoire qu'un profond sommeil appesantit ! qu'il y en a qui en prêtant l'oreille (') n'entendent pas, et ne voient pas en ouvrant les yeux, et qui peut-être (") ne se réveilleront pas encore (^) à mon discours ! C'est l'intention de l'Église de les tirer aujourd'hui de ce pernicieux assoupissement. C'est pourquoi elle nous lit ('*), dans les saints mystères de ce jour, l'histoire du jugement dernier {^), lorsque la nature, étonnée de la majesté de Jésus-Christ, rompra tout le concert de ses mouvements, et qu'on entendra un bruit tel qu'on peut se l'imaginer parmi de si grandes ruines (^) et dans un renversement si effroy[able]. Ouiconque ne s'éveille pas [^) à ce bruit terrible est (^) trop profondément assoupi, et il dort (^) d'un sommeil de mort. Toutefois, si nous y sommes sourds, l'Église, pour nous exciter davantage, fait encore retentir à nos oreilles la parole ('°) de l'Apôtre. Le grand Paul mêle sa voix (") au bruit confus de l'univers, et nous dit d'un ton éclatant ('^) : « O fidèles, l'heure est venue de vous ('3) éveiller : » //o7^a est jam nos de soinno surgere. Ainsi je ne crois pas quitter l'Évangile, mais en prendre l'intention et l'esprit, quand j'interprète l'épître que l'Église lit en ce jour ('^). Fasse Celui pour qui je parle, que j'annonce avec tant de force ses