‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 5)Chapitre 502 sur 573 · Var. conduit · texte numérisé non relu

Var. conduit

6. Note 7narginale (supprimée ensuite) : <L Ici il faut renouveler l'attention par ce qui est effacé p. i et 2. » — Dans ce passage effacé, que nous avons reproduit à l'année 1665 (IV, p. 572), Bossuet avertissait ses auditeurs de l'utilité qu'ils pourraient trouver à méditer comment leur foi a été fondée.

7. Ancietmes édit. durant l'espace de quatre cents ans. — Sept mots effacés.

c88 AVENT 13K SAINT-GERMAIN.

et dig^nes de sa grandeur, qui, dans la passion qu'ils avaient pour ses intérêts, ne sachant que la confesser et mourir pour 'elle, ont couru à la mort avec tant de force qu'ils ont effrayé leurs persécuteurs, qu'à la fin ils ont fait honte par leur patience aux lois qui les condamnaient au dernier supplice, et ont obligé les princes à les révoquer : Orando, patiejtdo, cum pia securitate rnoriendo, leges qîiibus damnabatur christiana religio erubescere comptderunt , inutariqiie fecerunt, dit éloqu[emment] saint Augustin ('').

C'était donc le conseil de Dieu et la destinée de la vérité, si je puis parler de la sorte, qu'elle fût entièrement établie malgré les rois de la terre, et que, dans la suite des temps, elle les eût premièrement pour disciples, et après pour défenseurs. Et 7iunc reges (''') : « Maintenant. » Il ne les a point appelés quand il a bâti son Église. Quand il a eu fondé immuablement (') et élevé jusqu'au comble ce grand édifice, il lui a plu alors de les appeler. Il les a donc appelés, non point par nécessité, mais par grâce. Donc l'établissement de la vérité ne dépend point de leur assistance, ni l'empire de la vérité ne relève point de leur sceptre (^); et si Jésus-Christ les a établis défenseurs de son Evangile, il le fait non par besoin, [mais] pour honorer (3) leur autorité et pour consacrer leur puissance. Cependant sa vérité sainte se soutient toujours d'elle-même et conserve son indépendance. Ainsi lorsque les princes défendent la foi, c'est plutôt la foi qui les défend ; lorsqu'ils protègent la religion, c'est plutôt la religion qui les protège et qui est l'appui de leur trône. Par où vous voyez clairement i^) que la vérité se sert des hommes, mais qu'elle n'en dépend pas ; et c'est ce qui nous paraît dans toute la suite de son histoire. J'ap-

a. De Civil. Dei^ lib. VIII, cap. XX. — b. Ps.j il, 10.

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