Var.de son glorieux
3. Bossuet avait d'abord e'crit : « tantôt poussait en l'air des cris (correction : accents, effacée aussi bien que cris) lugubres, tantôt faisait retentir... » Il efface tantôt^ tantôt^ et corrige en marge : « une partie..., l'autre... 1> Puis cette surcharge est à son tour effacée. Rien n'indique le retour à la première rédaction, qui s'éloignait du texte sacré : commixtiin enim popiihis vociferabatur : l'auteur préfère imiter par ce style coupé le mélange confus qu'il dépeint.
et pendant qu'elle fait couler un torrent de larmes, elle voit que le Saint-Esprit, touché de ses pleurs ('), commence à redresser cette maison sainte, qu'il relève l'autel abattu (^), et rend enfin le premier honneur à sa conscience, où il veut faire sa demeure (^) : que jugez-vous, chrétiens, de cette sainte tristesse ? Une âme, à qui ses douleurs procurent (^) une telle grâce, n'aimera-t-elle pas mieux s'affliger de (^) ses péchés, que de rire (^) avec le monde ? et ne faut-il pas s'écrier ici avec le grand saint Augustin : « Que celui-là est heureux, qui est affligé (7) de cette sorte ! » Quant felix est, qui sic 7niser est (^) !
C'est ici que je voudrais pouvoir ramasser tout ce qu'il y a de plus efficace dans les Écritures divines, pour vous représenter dignement (^) ces délices intérieures, ce fleuve de paix dont parle Isaïe ('^),cette joie (^) du Saint-Esprit,enfin ce calme admirable d'une bonne conscience. Il est malaisé, mes frères, de faire entendre ces vérités et goûter ces chastes plaisirs aux hommes du monde ; mais nous tâcherons comme nous pourrons ('°) de leur en donner quelque idée.
Dans cette inconstance des choses humaines, et parmi tant de différentes agitations qui nous troublent (") ou qui nous menacent, celui-là me semble heureux qui peut avoir
a. hi Ps. XXXVIII, n. 2. — b. Is., LXVI, 12.