Var. vient d'en haut et renverse tout
7. M. Gazier corrige ici les éditeurs, qui supprimaient la préposition. Mais il omet à son tour l'addition interlinéaire : vous n'avez ni.. — Bossuet écrit ici
contre les faiblesses communes. Qu'il arrive que votre fortune soit renversée par quelque disgrâce, votre famille désolée par quelque mort désastreuse ('), votre santé ruinée par quelque longue et fâcheuse maladie ; si vous n'avez quelque lieu où vous vous mettiez à l'abri (^), vous essuierez tout du long la fureur des vents et de la tempête (^). Mais où sera cet abri ? Promenez-vous à la campagne, le grand air ne dissipe point {'^) votre inquiétude ; rentrez dans votre maison, elle vous y poursuit ; cette importune s'attache à vous jusque dans votre cabinet et dans votre lit (^). Poussé et persécuté de tous côtés, je ne vois plus que vous-même et votre propre conscience où vous puissiez vous réfugier. Mais si cette conscience est mal avec Dieu, ou elle n'est pas en paix, ou sa paix est pire et plus ruineuse que tous les troubles (^). Que ferez-vous, malheureux ? Le dehors vous étant contraire (^), vous voudriez vous renfermer au dedans; le dedans, qui est tout en trouble, vous rejette violemment au dehors. Le monde se déclare contre vous par votre infortune ; le ciel vous est fermé par vos péchés : ainsi, ne trouvant nulle consistance, quelle misère sera égale à la vôtre ? Que si votre cœur est droit avec Dieu, là sera votre asile et votre refuge : là vous aurez Dieu au milieu de vous ; car Dieu ne quitte jamais un homme de bien : Deus in medio ejus non commo-
exantion^ et en 1669 exetnption. La première de ces deux orthographes indique qu'on ne connaissait pas encore la prononciation pédantesque aujourd'hui usitée pour ce mot ; de la seconde, il n'y a rien à conclure, sinon que l'auteur accentue de plus en plus son retour aux formes étymologiques.