Var. pas
5. Ajiciemies édit. où elle vous fait faire cent tours et retours, sans que jamais vous trouviez une place qui vous accommode {var. une bonne place). — Passage supprimé avec raison, au manuscrit, comme M. Gazier le fait remarquer.
6. Note marginale .• * « C'est la faute que nous faisons : notre conscience, notre intérieur, le fond de notre âme et la plus haute partie d'elle-même {var. sa plus haute partie) est hors de prise ; nous l'engageons avecleschoses sur quoi la fortune peut frapper. Imprudents ! Quand le corps est découvert, \\s{c'' est-à-dire les animaux) tâchent de cacher la tête [var. ils cachent...) ; nous produisons tout au dehors. » — C'est en 1669, croyons-nous, que Bossuet, s'étant relu, a esquissé ici cette réflexion, avant de lui donner son expression définitive dans le y point du sermon de la Toussaint.
7. Var. Le dehors, qui vous est contraire, vous repousse au dedajis.
vebitur, [dit] le Psalmiste (''). Dieu donc habitant en vous soutiendra votre cœur abattu, en l'unissant saintement à un Jésus désolé, et aux mystères de sa croix et de ses souffrances. Là il vous montrera les afflictions, sources fécondes de biens infinis ; et entretenant (') votre âme affligée dans une bonne espérance, il vous donnera des consolations que le monde ne peut entendre. Mais pour avoir en vous-même ce consolateur invisible, c'est-à-dire le Saint-Esprit, à qui le Sauveur a donné ce nom (^), et pour goûter avec lui la paix d'une bonne conscience, il faut que cette conscience soit purifiée ; et nulle eau ne le peut faire que celle des larmes. Coulez donc, larmes de la pénitence ; coulez comme un torrent, ondes bienheureuses ; nettoyez cette conscience souillée ; lavez ce cœur profané, et « rendez-moi cette joie divine » qui est le fruit de la justice et de l'innocence : Redde mihv lœtitiafn sahUaris tici {^),
Et certes ce serait une erreur étrange et trop indigne d'un homme, que de croire que nous vivions sans plaisir, pour le vouloir transporter du corps à l'esprit, de la partie terrestre et mortelle à la partie divine et incorruptible. Ce n'est pas en vain, chrétiens, que Jésus-Christ est venu à nous de ce paradis de délices, où abondent les joies véritables. Il nous a apporté de ce lieu de paix et de bonheur éternel un commencement de la gloire dans le bienfait de la grâce, un essai de la vue de Dieu dans la foi, un gage et une partie de la félicité dans l'espérance ; enfin, une volupté toute chaste et toute céleste qui se forme, dit Tertullien (''), du mépris des voluptés sensuelles. Oui nous donnera, chrétiens, que nous sachions goûter ce plaisir sublime, plaisir toujours égal, toujours uniforme, qui naît, non du trouble de l'âme, mais de sa paix ; non de sa maladie, mais de sa santé ; non de ses passions, mais de son devoir ; non de la ferveur inquiète et toujours changeante de ses désirs, mais de la droiture immuable de sa conscience : plaisir par conséquent véritable,
a. Ps.^ XLV, 6. — b. Ibid.^ L, 14. ~ c. De Spect.^ n. 29.