Var. goûtera
3. Note marginale : « Beati qui lugent. Voy. le passage de saint Léon ci-joint. » — Ce passage ne nous a pas été conservé.
4. Édit. Gazier : s'y résoudre. — C'est sans doute une faute d'impression.
5. La phrase précédente est une addition marginale, dans laquelle Bossuet introduit la conjonction mais^ d'abord écrite en tête de celle-ci : elle ne doit donc pas être maintenue en ce dernier endroit. La phrase qui va suivre est une autre addition. La place n'en est pas indiquée. Nous ne voyons aucune raison de changer celle que les anciens éditeurs lui ont assignée. M. Gazier la met immédiatement après la première ; l'enchaînement des idées qui en résulte est artificiel et nous paraît défectueux.
6. Deforis ajoute une phrase de sa façon pour compléter la pensée de Bossuet.
SUR l'enfant prodigue. 8i
Par conséquent, chrétiens, abandonnons notre cœur à cette douleur salutaire ; et si nous [nous] sentons tant soit peu touchés et attristés de nos désordres, réjouissons-nous de ces regrets, en disant avec le Psalmiste : Tribitlatio7iem et dolorem inveni, et nomen Domini invocavi(f) : «J'ai trouvé la douleur et l'affliction, et j'ai invoqué le nom de Dieu. » Remarquez cette façon de parler: J'ai trouvé l'affliction et la douleur ('). Le même Psalmiste a dit, en un autre psaume, que « les peines et les angoisses l'ont bien su trouver : » Tribulatio et angtistia invenerunt me (^), En effet, mille douleurs, mille afflictions nous persécutent sans cesse ; et, comme dit le même Psalmiste, « les misères (-) nous trouvent toujours trop facilement : » Adjutor in tribidationibiis qîiœ mvenerunt nos nùnis i^). Mais maintenant, dit ce saint Prophète, j'ai enfin trouvé une douleur qui méritait bien que je la cherchasse : et c'est la douleur d'un cœur contrit et d'une âme affligée de ses péchés ; je l'ai trouvée, cette douleur, et j'ai invoqué le nom de Dieu. Je me suis affligé de mes crimes, et je me suis converti à celui qui les efface ; mes regrets ont fait mon bonheur, et les remords (^) de ma conscience m'ont donné la paix : Tribulationem et dolorejn [inveni, et nomen Domini invocavt'].
Mais le temps où l'homme de bien goûtera plus utilement les fruits de cette douleur salutaire, ce sera celui de la mort ; et il faut qu'en finissant ce discours, je tâche d'imprimer cette vérité dans vos cœurs. Pour cela, considérons un moment les dispositions d'un homme qui meurt après avoir vécu parmi les plaisirs. Alors, s'il lui reste quelque sentiment, il ne peut éviter des regrets extrêmes; car ou il regrettera de s'y être abandonné, ou il déplorera la nécessité de les perdre et de les quitter pour toujours. O douleur et douleur ! L'une est le fondement de la pénitence, et l'autre est le renouvellement de tous les crimes. On ne peut éviter, mes frères, l'une ou l'autre de ces deux douleurs. Laquelle l'emportera dans ce
a. Ps.y cxiv, 4. — â. lâiW., CXVIIT, 143. — c. Ibid., XLV, 2.
1. Anciennes édit. Enfin je l'ai trouvée, cette affliction fructueuse, cette douleur médicinale de la pénitence. — Effacé.
2. Edit. les angoisses. — Cette surcharge existe, mais elle est condamnée.