Var. L'Apôtre ne peut comprendre
2. Lâchât, substituant arbitrairement à cette péroraison celle de 1662, adonné bien à tort cette date à tout le sermon. Les éditions suivantes (chez Guérin, 1870 ; chez Garnier, 1873 ; chez Briday, 1877) ont rétabli la date véritable, donnée par Gandar dans son Bossuet orateur; mais elles ont laissé subsister l'interpolation. On prête ainsi à Bossuet un langage que les événements avaient rendu aussi impossible en 1666 qu'il était convenable en 1662.
Vendredi de la 3' semaine, 2 avril 1666.
Le titre, sur l'enveloppe, porte : ?'' se)n[ai}ie\, j" si:j\jfion\ Sa??iaritaine (^) ; et c'est bien de cet évangile de la Samaritaine qu'est tiré le texte et le sujet du présent discours. Fut-il prononcé ? La Gazette ne le dit pas ; mais on ne peut rien conclure de son silence, sinon peut-être que le roi n'y aura pas assisté. Dans VHistoire critique de la Prédication de Bossuet (^') nous avons considéré comme une présomption pour l'affirmative l'existence d'une péroraison écrite après coup, et intitulée : Contre la Paresse. Il en est de même des indications pour VAve, que nous donnerons en note au début du discours. On pourrait toutefois objecter, en ce qui concerne la péroraison, qu'elle semble plus récente que le discours même. Il est difficile de dire si la rapidité d'une rédaction de la dernière heure suffit à rendre compte de la différence d'aspect {^).
On trouve de même un certain nombre de corrections ou additions, qui, sous la forme définitive, peuvent paraître plus voisines de 1669 que de 1666. Mais la plupart avaient d'abord été écrites au crayon. Plusieurs sont devenues presque illisibles. Elles l'étaient peut-être déjà en partie, quand l'auteur les récrivit à la plume. Quoi qu'il en soit, il n'est pas douteux qu'il s'est relu plus tard, soit pour composer les développements si importants qu'il ajouta au traité si