‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 166 sur 441 · II Cor., vin. 9. éditeur corriger C3e point) Bossuetà · texte numérisé non relu

II Cor., vin. 9. éditeur corriger C3e point) Bossuetà

2. Deforls : ennoblie. — Mais dans propos de cette même comparai--:! : le sermon sur VEminenle dignité des il imprimera ennoblie, quand son pauvres, dont nous possédons Tau- auteur avait écrit anoblie, comme koerar>he. nous verrons le nremier nous, dans ce sens.

sidérable par cette alliance. Les pauvres, depuis ce temps-là, sont les confidents du Sauveur et les premiers ministres de ce royaume spirituel qu'il est. venu établir sur la terre. Jésus même, dans cet admirable discours qu'il fait à un grand auditoire sur cette mystérieuse montagne, ne daignant parler aux riches, sinon pour foudroyer leur orgueil, adresse la parole aux pauvres, ses bons amis, et leur dit avec une incroyable consolation de son âme : « O pauvres, que vous êtes heureux, parce qu'à vous appartient le royaume de Dieu ! Beati pauperes, quia vestrum est regnum Dei1 !»

Heureux donc mille et mille fois le pauvre François, le plus ardent, le plus transporté, et, si j'ose parler de la sorte, le plus désespéré amateur de la pauvreté qui ait peut-être été dans l'Église ! Avec quel excès de zèle ne l'a-t-il point embrassée ! Combien belle, combien généreuse, combien digne d'être consacrée à la mémoire éternelle de la postérité, fut cette réponse qu'il fît à son père, lorsqu'il le pressait, en présence de l'évêque d'Assise, de renoncer à ses biens ! Il accusait son fils d'être le plus excessif en dépense qui fût dans tout le pays. Il ne saurait, disait-il, refuser un pauvre ; il ne peut souffrir qu'il y ait dans la ville des familles nécessiteuses. Il vend toutes mes marchandises, et leur en distribue le prix. Et en effet, Chrétiens, à voir comme François en usait, on eût dit qu'il avait engagé son bien aux pauvres de la province, et que l'aumône qu'il leur faisait était moins un bienfait qu'une dette. Et parce que tout son patrimoine ne pouvait suffire à payer ces dettes infinies d'une charité immense et sans bornes, son père soutenait qu'il était obligé à faire cession de biens ; d'autant plus, disait-il, qu'il était incorrigible, et qu'il n'y avait aucune apparence qu'il devînt meilleur ménager.

Que répondra François à des accusations si pressantes, faites avec toute la véhémence de l'autorité paternelle? O Dieu éternel, que vous inspirez de belles réponses à vos serviteurs quand ils se laissent conduire à votre Esprit-Saint ! « Tenez, dit François, animé

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