‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 196 sur 441 · Apohff., n. 17. ne les aucz pas écrites ensamble pour · texte numérisé non relu

Apohff., n. 17. ne les aucz pas écrites ensamble pour

2. Sur la feuille qui a servi àl'au- faire parade de autre diligence, elles teur pour écrive son avant-propos, sont néanmoins toutes trois de même après tout le discours, se lit précisé- date, c'est a dire des calandes çrccment le début d'une lettre, malheu- ques. cela soit dit entre nous autres reusement inachevée. Nous ne pos- doctes, après cela ie panse que ien'ay sédons rien de si ancien dans toute point d'excuse a vous faire, et que si la correspondance de Bossuet. Voici nous auez a quereller quelqu'un uous ce curieux fragment, avec son ortho- uous en prandrez aux couriers ou graphe, qui est. ainsi que l'écriture, plutost aux armées qui sont sur leur celle du sermon lui-même : route... » (Voir Correspondance de

a Monsieur. Jay reccu trois de uos Bossu,', édit. Urbain et Levesque. lettres en mime i&ur qui fust Jeudi t. I, p. 2 et 3). dernier, ie ueux bien croire que nous

gitimes, celle des princes et des magistrats, celle des prêtres et des pontifes. De là, la puissance royale ; de là, l'ordre sacerdotal.

Ce n'est pas ici le lieu de vous expliquer, ni laquelle de ces deux puissances a l'avantage sur l'autre, ni comme elles se prêtent entre elles une mutuelle assistance. Seulement je vous prie de considérer qu'étant dérivées, l'une et l'autre, des deux inclinations qui ont pris dans le cœur de l'homme de plus profondes racines, elles ont acquis justement une grande vénération parmi tous les peuples, elles sont toutes deux sacrées et inviolables. C'est pourquoi les empereurs romains, les maîtres de la terre et des mers, ont cru qu'ils apporteraient un grand accroissement à leur dignité, s'ils ajoutaient la qualité de souverains pontifes à ces noms magnifiques d'Augustes, de Césars, de Triomphateurs ; ne doutant pas que les peuples ne se soumissent plus volontiers à leurs ordonnances, quand ils considéraient les princes comme ministres des choses sacrées. Sur quoi, quand je regarde ce titre de religion 1 attaché à ces noms odieux de Néron, de Caligula, ces monstres du genre humain, l'horreur et l'exécration de tous les siècles, je ne puis m 'empêcher de faire cette [p. 3] réflexion, que les dieux de pierre et de bronze, les dieux adultères et parricides que l'aveugle antiquité adorait, étaient dignes certainement d'être servis par de tels pontifes.

Élevez-vous donc, ô roi du vrai peuple, ô pontife du vrai Dieu. La royauté de ces empereurs n'était autre chose qu'une tyrannie, et leur sacerdoce profane un continuel sacrilège. Venez exercer votre royauté par la profusion de vos grâces, et votre sacerdoce par l'expiation de nos crimes. Je pense que vous entendez bien que c'est du Sauveur que je parle. C'est lui, c'est lui seul, Chrétiens, c'est lui qui, étant le vrai Christ, c'est-à-dire l'oint du Seigneur, unctus, assemble en sa personne la royauté et le sacerdoce par l'excellence de son onction, qui enferme l'une et l'autre puissance. Et c'est pour cette raison que l'admirable Melehisédeeh est tout ensemble et roi et pontife; mais « roi de justice et âv

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