‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 243 sur 441 · Ms. fr. 12821, f. 421-441. In- postérieurs · texte numérisé non relu

Ms. fr. 12821, f. 421-441. In- postérieurs

4°, — et petit in-f°, sans marge. 3. Dans le ms., la traduction se lit

2. Nous donnerons, à l'année après l'exorde. 1659, le sommaire des remaniements

ces jours par l'infamie de tant d'excessives débauches, c'est une institution sainte et salutaire de les sanctifier, autant que nous le pourrons, par des prières publiques et par la parole divine. Mais comme, durant ce temps, les hommes ensevelis dans la bonne chère x semblent avoir oublié qu'ils sont faits à l'image de Dieu, puisqu'ils égalent leur félicité à celle des bêtes brutes, j'ai cru que je ferais une chose fort profitable à votre salut, si je vous représentais aujourd'hui, avec le prophète David, les vrais devoirs de la vie humaine. C'est pourquoi j'ai choisi ce verset du psaume cxvm, où ce grand roi et ce grand prophète, après avoir considéré ce qu'il a à faire en ce monde, nous déclare tout ouvertement qu'il n'a point trouvé de meilleures voies que celles de la loi de Dieu. J'ai étudié mes voies: Fidèles, rendezvous attentifs à une délibération de cette importance. Cet excellent serviteur de Dieu, qui nous a laissé les paroles que je vous ai rapportées, dès sa tendre jeunesse a eu à se défendre de puissantes inimitiés ; il s'est trouvé souvent impliqué dans les dangereux intérêts des princes et des potentats ; il a eu à gouverner un puissant État, où il 2 avait à s'établir contre les restes de la famille de Saùl, son prédécesseur ; enfin, durant un règne fort long, jusques à ses dernières années, il lui a fallu soutenir l'embarras, non seulement d'une cour factieuse et de sa propre maison toujours agitée de cabales, mais encore de cruelles guerres et civiles et étrangères. Toutefois, si vous lui demandez sa pensée touchant ce qu'il nous propose dans ce sage et admirable verset que je vous ai allégué pour mon texte, il ne craindra pas de vous dire que jamais il n'a eu une affaire plus importante. Puis donc qu'étant impuissants de nous-mêmes, d'autant plus3 que les choses sont de conséquence, d'autant plus nous avons besoin de l'assistance divine, adressons-nous, mes Frères, avec une ferveur extraordinaire, au Père de toute lumière, afin qu'il lui plaise, par sa bonté, nous remplir de son Esprit-Saint aux prières de la sainte Vierge. [Aue.]

1. Var. : dans leurs délices bru- dent à tort plus comme une vatales... l'image de leur Créateur. riante: c'est une addition interli-

2. Yar. : il fallait qu*il s'établît. néaire. Deforis avait bien lu.

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