‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 271 sur 441 · De Idol., n. 18. qui. s'il ne condamne le passage · texte numérisé non relu

De Idol., n. 18. qui. s'il ne condamne le passage

6. Tertull., ad Uxor., n. 8. indique du moins quelque intention . 7. Qu'eût dit Bossuet s'il avait été de le remanier.

témoin des contrefaçons sacrilèges 8. De Bapt., n. 5.

inventées par les sociétés secrètes,

employé dans ses profanes mystères. L'Esprit de Dieu au commencement était porté sur les eaux ; et « le diable, dit Tertullian, se plaît à se reposer dans les eaux: Immundi spirîtus aqais incubant1 », dans les fontaines cachées, et dans les lacs, et dans les ruisseaux souterrains. Et l'Église de l'antiquité, étant imbue de cette créance, nous a laissé cette forme que nous observons encore aujourd'hui, d'exorciser les eaux baptismales. Dieu par son immensité remplit le ciel et la terre : le diable par ses anges impurs occupe autant qu'il peut toutes les créatures2. Et de là vient cette coutume des premiers chrétiens de les purger et de les sanctifier par le signe de la croix, comme par une espèce de saint exorcisme.

Ce lui est, à la vérité, un sujet d'une douleur enragée de ce qu'il voit que toutes ses entreprises sont vaines, et que, bien loin de pouvoir parvenir à égaler la nature divine, comme il l'avait témérairement projeté, il faut qu'il ploie, malgré qu'il en ait, sous la main toutepuissante de Dieu ; mais il ne désiste3 pas pour cela de sa fureur obstinée. Au contraire, considérant que la majesté de Dieu est inaccessible à sa colère, il décharge sur nous, qui en sommes les images vivantes, toute l'impétuosité de sa rage : comme on voit un ennemi impuissant, qui, ne pouvant atteindre celui qu'il poursuit, repaît en quelque façon son esprit d'une vaine imagination de vengeance, en déchirant sa peinture. Ainsi en est -il de Satan. Il remue le ciel et la terre pour susciter des ennemis à Dieu parmi les hommes, qui sont ses enfants ; il tâche de les engager tous dans sa 4 téméraire rébellion, pour les faire compagnons et de ses erreurs et de ses tourments. Il croit par là se venger de Dieu. Comme il n'ignore pas qu'il n'y a point0 pour lui de ressource, il n'est plus capable que de cette maligne joie qui revient à un méchant d'avoir des complices, et à un esprit mal fait de voir des malheureux et des affligés. Furieux et désespéré, il ne songe plus qu'à tout

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