‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 286 sur 441 · Var. : le dernier don. ment · texte numérisé non relu

Var. : le dernier don. ment

2. Joan., xix, 27. — In sua, au 3. Edit. Lâchât, etc. : le fermier neutre, n'est pas rendu littérale- du Sauveur.

quer cette glorieuse maternité par laquelle la mère de notre Chef est aussi la mère de tous ses membres. Dieu, par sa bonté, me fera la grâce de fonder solidement cette vérité sur la doctrine des Écritures et de l'antiquité chrétienne.

Et pour y procéder avec ordre, premièrement * je vous ferai voir le dessin de cette glorieuse maternité tracé dès l'origine du monde ; et après vous en suivrez l'accomplissement dans la plénitude des temps. C'est la division de cet entretien: elle est simple, je vous l'avoue ; mais vous en verrez naître, s'il plaît à Dieu, une doctrine toute chrétienne, qui établira la dévotion pour la sainte Vierge, non sur des histoires douteuses, ni sur des révélations apocryphes, ni sur des raisonnements incertains, ni sur des exagérations indiscrètes, mais sur des maximes solides et évangéliques : aussi les ai-je prises des anciens Pères.

Ceux qui sont peu versés dans la lecture des anciens docteurs, seront peut-être surpris d'abord d'entendre les termes extraordinaires avec lesquels ils associent la très sainte Vierge à Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ce saint évêque de Lyon, le grand Irénée, l'honneur2 des Églises des Gaules qu'il a fondées par son sang et par sa doctrine, parle ainsi de la sainte Vierge : « Le genre humain, dit-il, condamné à mort par une vierge, est sauvé par une Vierge : Morti adstrictum per virginem, salvatur per Virginem 3. » « Ce qui avait été perdu par •ce sexe est ramené à salut par le même sexe, dit Tertullien : Quod per ejusmodi sexum abierat in perditionem per eumdem sexum redigeretur in salutemi. » Vous entendez en ces deux grands hommes les deux plus .anciens auteurs ecclésiastiques. Et, après eux, l'incomparable Augustin : « Par une femme la mort, par une femme la vie ; par Eve la ruine, par Marie le salut :

1. Var. : Je vous dirai premièrement les raisons pour lesquelles il était convenable que Marie fût la mère du peuple nouveau, et après je ■conclurai en vous faisant voir par

l'histoire de l'Évangile qu'en effet elle a eu cette qualité.

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