‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 352 sur 441 · Philip., il, 7. S. Yar. : afin qu'il daigne nous ré · texte numérisé non relu

Philip., il, 7. S. Yar. : afin qu'il daigne nous ré

'2. Var. : les choeas qui sont difli- parer de sa main. 'Cilea.

ble est choquant : et tout ce qui est choquant fait du trouble : de là, le scandale des infidèles.

Davantage, la vérité la plus importante qu'il fallait nous faire connaître, était notre faiblesse et notre impuissance ; parce qu'en nous montrant clairement combien nous sommes impuissants par nous-mêmes, c'était l'unique moyen de nous faire recourir avec confiance au mérite du libérateur Jésus-Christ. Or, quand je vois sa doctrine et sa vie si cruellement combattue, voici la réflexion que je fais : D'où vient cette résistance si furieuse que l'on apporte à l'œuvre de notre salut? N'estce pas ce que dit saint Paul : L'homme animal ne comprend pas les secrets de Dieu l? N'est-ce pas ce que dit Jésus-Christ : Pourquoi n'entendez-vous pas mes discourt:? Parce que vous ne pouvez pas entendre mon langage2} D'où vient qu'ils ne pouvaient pas entendre son langage? C'est3 qu'ils le voulaient entendre par eux-mêmes; et il leur était impossible. N'entendant pas ce langage, ils ne pouvaient qu'être étourdis de la voix de Dieu. Cet étourdissement les animait à la résistance. Plus les vérités étaient hautes, et plus leur raison orgueilleuse était étourdie, et plus leur résistance était enflammée. C'est pourquoi je ne m'étonne pas si le Fils [p. 24] de Dieu leur prêchant ce qu'il avait vu dans le sein du Père, la résistance, montant à l'extrême, se porta à la dernière fureur. De là vient4 qu'il leur dit en son Évangile : Vous me voulez tuer méchamment, parce que mon discours ne prend point en vous5. Superbes, ignorants, que ne recourez-vous à la grâce 6 ?

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