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Maître dans ce lit de mort : « Que cherchez-vous ici ? leur ont dit les anges. Vous cherchez Jésus de Nazareth crucifié; il n'y est plus; il est levé, il est ressuscité; voyez le lieu où il était mis 1. » O jour de triomphe pour notre Sauveur! ô jour de joie pour tous ses fidèles! Je vous adore de tout mon cœur, ô Jésus victorieux de la mort ! Vraiment c'est aujourd'hui votre pâque, c'està-dire votre passade, où vous passez de la mort à la vie ; faites-nous la grâce, ô Seigneur Jésus, que nous fassions notre pâque avec vous, en passant, à une sainte nouveauté de vie. Ce sera le sujet de cet entretien.
O Marie, nous ne craindrons pas de nous adresser à vous aujourd'hui. L'amertume de vos douleurs est changée en un sentiment de joie ineffable. Vous avez déjà appris la nouvelle que votre Fils bien-ainié a pris au tombeau une nouvelle naissance, et vous n'avez point porté d'envie à son saint sépulcre de ce qu'il lui a servi de seconde mère; au contraire, vous n'avez pas eu moins de joie que vous en conçûtes lorsque l'Ange vous vint annoncer qu'il naîtrait de vous, en vous adressant ces paroles par lesquelles nous vous saluons : Ave...
C'est2 une doctrine excellente de saint Augustin, prise des Écritures divines, que tout ce que Dieu opère dans l'homme juste, depuis sa première entrée dans l'Église jusqu'à la résurrection générale, n'est que la suite et l'accomplissement du baptême, de sorte que la sainte nouveauté de vie3, qui se commence dans les eaux salutaires, n'aura sa dernière perfection que dans cette journée bienheureuse en laquelle4, la mort étant surmontée, nos corps seront faits semblables au corps glorieux de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Pour entendre cette doctrine, il faut nécessairement remonter plus haut et reprendre la chose jusques dans sa source.
L'homme dans la sainteté de son origine avait reçu de Dieu ces trois dons : la justice, la paix, l'immortalité. Car étant formé selon Dieu, il était juste ; régnant