‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 376 sur 441 · Édit. : S. au lieu que celle de... » 3. Ps. en · texte numérisé non relu

Édit. : S. au lieu que celle de... » 3. Ps. en

La vie de notre vie corruptible I Ce 4. Edit. : « la même oeuvre. » Bos-

galimatias est une fusion de la pre- suet l'avait ainsi écrit d'abord : mais

mière rédaction avec la seconde : il cornue.

Bossuet avait écrit dabord : « au ô. Edit. : qui lui a donné

lieu que celle que nous passons sur

Maintenant, ces vérités étant supposées, entrons dans la proposition de notre sujet. Si la justice des chrétiens en ce monde aussi bien que leur paix et leur immortalité au siècle futur ne font qu'une même suite de vie, si d'ailleurs l'Apôtre nous a enseigné que la résurrection de nos corps est la maturité et la plénitude, il s'ensuit, comme je l'ai remarqué, que la vie présente ressemble à l'enfance. C'est pourquoi l'apôtre saint Pierre nous dit que nous sommes des entants nouvellement nés1, d'où je forme ce raisonnement qui sera la base de tout mon discours.

Tout ce que la nature donne à l'homme pendant le progrès de la vie doit avoir son commencement dans l'enfance. Donc, si j'apprends de l'apôtre saint Pierre qu'à l'égard de la vie divine qui nous est acquise2 par la résurrection de notre Sauveur, notre pèlerinage mortel est comme l'enfance, il faut que tous ces changements admirables qui nous rendront conformes au Seigneur Jésus se commencent en nous dès le siècle. Or nous avons dit, et il est très vrai, que notre vie nouvelle et la réparation 3 de notre nature consiste à vaincre ces trois furieux ennemis, que le diable nous a suscités, le péché, la concupiscence et la mort, par ces trois divins dons où la grâce nous rétablit, la justice, la paix, l'immortalité ; et partant, encore que ces trois choses ne s'accomplissent pas ici-bas, il est clair qu'elles y doivent être du moins ébauchées4.

Et voyez en effet, Chrétiens, de quelle sorte et par quel progrès Dieu avance en nous son ouvrage pendant notre captivité dans ce corps mortel0. Il ruine premièrement le péché ; la concupiscence y remue encore, mais elle y est fortement combattue et même glorieusement surmontée ; pour la mort, à la vérité, elle y exerce son empire sans résistance, mais aussi l'immortalité nous est assurée. Le péché aboli fait notre sanctification, la concupiscence combattue fait notre exercice, l'immortalité assurée 6 fait notre espérance. C'est la vie du vrai chrétien ressuscité avec le Sauveur, que je me propose

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