‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 405 sur 441 · Var. : comme mort. Dans sa 2. Apoc, iv · texte numérisé non relu

Var. : comme mort. Dans sa 2. Apoc, iv

préoccupation de traduire littérale- 3. Édit. : tout en priant,

ment l'Ecriture, Bossuet avait d'à- 4. Édit. : que je puisse.

"bord risqué occis, qu'il efface. 5. I Tim.. II, 5.

notre propre confession, convient par excellence à notre Sauveur, combien criminel serait leur chagrin si, ayant approuvé la doctrine, qui ne peut être en effet combattue, des mots les séparaient de leurs frères et faisaient de l'Église de notre Sauveur le théâtre de tant de guerres ! Qu'ils nous disent si ce nom de médiateur est plus incommunicable que le nom de roi, que le nom de sacrificateur, que le nom de Dieu. Et ne savent-ils pas que l'Ecriture nous prêche que nous sommes rois et pontifes *? Veulent-ils rompre avec toute l'antiquité chrétienne, parce qu'elle a donné le nom de pontifes et de sacrificateurs aux évêques et aux ministres des choses sacrées? Veulent-ils point se prendre à Dieu même, qui appelle certains hommes des dieux 2 ? Ne vous emportez donc pas contre nous avec le fast3 de votre nouvelle réforme, comme si nous avions oublié la médiation de Jésus, qui fait toute notre espérance. Nous disons, et il est très certain, et vous-mêmes ne pouvez le nier, que les saints s'entremettent pour nous par la charité fraternelle ; mais, comme ils ne s'entremettent que par le nom de Notre-Seigneur, il est ridicule de dire qu'il en soit jaloux. C'est en ce sens que nous les appelons quelquefois de ce titre de médiateurs, à peu près de la même manière que les juges sont appelés dieux4. Criez, déclamez tant qu'il vous plaira, abusez le peuple par de faux prétextes, notre doctrine demeurera ferme; et notre Église, fondée sur la pierre, ne sera jamais dissipée.

Pardonnez cette digression, mes très chères Sœurs. Certes, étant tombé sur cette matière, je n'ai pu m 'empêcher de répondre à une calomnie si intolérable, par laquelle on veut faire croire que nous renonçons à l'unique consolation du fidèle. Oui, notre unique consolation, c'est de savoir que le Fils de Dieu prend nos intérêts auprès de son Père. Nous ne craignons point d'être condamnés, ayant un si puissant défenseur et un si divin avocat. Nous lisons avec une joie incroyable ces pieuses paroles de l'apôtre saint Jean : Nous avons un

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