I Joan., II, 1. teur disait ch. X, au lieu de : ix
2. Toutes ces citations sont faites Plus haut : ch. III, au lieu de ; de mémoire, et il s'y «rlisse quelques I Joan.. il. 1.
renvois inexacts, que nous rectifions 3. Hebr., IV, 16,
avec les anciens éditeurs. Ici l'au-
foudres ne viendront pas jusqu'à nous ; sa présence arrête le cours de la vengeance divine, et change une fureur implacable en une éternelle miséricorde.
Combien donc était-il nécessaire que Jésus retournât à son Père ! O confiance, ô consolation des fidèles ! qui me donnera une foi assez vive pour dire généreusement avec l'Apôtre, aux Romains, chapitre vm : Qui accusera les élus de Dieu l? Jésus-Christ est leur avocat et leur défenseur : Un Dieu les justifie, qui les osera condamner? Jésus-Christ, qui est mort, voire même qui est ressuscite, et de plus qui intercède pour nous, suffii-il pas 2 pour nous mettre, à couvert ? Qui donc nous pourra séparer de la charité de notre Sauveur3 ? Que reste-t-il après cela, Chrétiens, sinon que nous nous rendions dignes de si grands mystères, desquels nous sommes participants? Puisque nous avons au ciel un si grand trésor, élevons-y nos cœurs et nos espérances : c'est ma dernière partie, que je tranche en un mot, parce que ce n'est que la suite des deux orécédentes.
[Troisième Point.]
C'est de ce lieu, mes Sœurs, que les bénédictions descendent sur nous. Que je suis ravi d'aise quand je considère Jésus-Christ, notre grand sacrificateur, officiant devant cet autel éternel où notre Dieu se fait adorer ! Tantôt il se tourne à son Père pour lui parler de nos misères et de nos besoins ; tantôt il se retourne sur nous, et il nous comble de grâces par son seul regard. Notre pontife n'est pas seulement près de Dieu pour lui porter nos vœux et nos oraisons, il y est pour épancher sur nous les trésors célestes ; il a toujours les mains pleines des offrandes que la terre envoie dans le ciel, et des dons que le ciel verse sur la terre. C'est pourquoi l'évangéliste saint Luc nous apprend qu'il est monté en nous bénissant: Élevant ses mains, dit-il4, il les bénissait; et, pendant qu'il les bénissait, il était porté dans les deux. Ne croyons donc pas, Chrétiens, que l'absence de Notre-Seigneur Jésus nous enlève ses