‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 425 sur 441 · Joan., ni, 16. 5. Ms. : ci. XV. (Yoy. la citation · texte numérisé non relu

Joan., ni, 16. 5. Ms. : ci. XV. (Yoy. la citation

3. Ms. : lxxxiii. — Deforis cor- au verset 24 ; mais Bossuet, comme rige : Serai., xxxm in Cantic, toujours, cite de mémoire.)

ration propre du Saint-Esprit ? n'est-ce pas de faire naître l l'amour en nos cœurs et d'y répandre la charité? Et partant, qui méprise la charité, il rejette le Saint-Esprit ; et cependant c'est le Saint-Esprit qui nous ■vivifie. Mais si je voulais poursuivre le reste, quand est-ce que j'aurais achevé cette induction? Il n'y a mystère du christianisme, il n'y a article dans le Symbole, il n'y a demande dans l'Oraison, il n'y a mot ni syllabe dans l'Évangile, qui ne nous crie qu'il faut aimer Dieu. Ce Dieu fait homme, ce Verbe incarné, qu 'est-il venu faire en ce monde? avec quel appareil nous est-il venu enseigner? s'est-il caché dans une nuée? a-t-il tonné et éclairé sur une montagne toute fumante de sa majesté? a-t-il dit d'une voix terrible2 : Retirez-vous ; que mon serviteur Moïse approche tout seul; et les hommes et les animaux qui aborderont près de la montagne, Us3 mourront de mort41} La loi mosaïque a été donnée avec ce redoutable appareil. Sous l'Evangile, Dieu change bien de langage : y a-t-il rien eu de plus accessible que Jésus-Christ, rien de plus affable, rien de plus doux? Il n'éloigne personne d'auprès de lui : bien plus, non seulement il y souffre, mais encore il y appelle les plus grands pécheurs ; et lui-même il va au-devant : [p. 28] Venez à moi, dit-il, et ne craignez pas. Venez, venez à moi, oppressés ; je vous aiderai à porter vos fardeaux 5 ; venez, malades, je vous guérirai ; venez, affamés, je vous nourrirai ; pécheurs, publicains, approchez : je suis votre libérateur. Il les souffre, il les invite, il va au-devant. Et que veut dire ce changement, Chrétiens? d'où vient cette aimable condescendance d'un Dieu qui se familiarise avec nous? Qui ne voit qu'il veut éloigner la crainte servile, et qu'à quelque prix que ce soit, il est résolu de se faire aimer, même, si j'ose parler de la sorte, aux dépens de sa propre grandeur? Dites-moi, était-ce pour se faire craindre, qu'il a voulu être pendu à la croix? N'est-ce pas plutôt pour nous tendre les

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