Rom, v. 5. la première rédactioD : elle se rat
2. Cette belle conclusion était de tache en cet endroit à la. seconde.
l'esprit de l'adoption dc< enfants, par lequel nous l'appelons notre Père1. Comment l'appelons-nous tous les jours notre Père qui êtes aux deux, si nous lui dénions notre amour? Davantage, considérons de quelle sorte il nous a adoptés : est-ce par contrainte ou bien par amour? Ha! nous savons bien que c'est par amour, et par un amour infini. Dieu a tant aimé le monde, dit Notre-Seigneur 2, qu'il a donné son Fils unique pour le sauver. Si donc notre Dieu nous a tant aimés, comment prétendons-nous payer son amour, si ce n'est par un amour réciproque? D'autant plus, comme dit saint Bernard (au sermon xxxin3 sur les Cantiques), que l'amour est la seule chose en laquelle nous sommes capables d'imiter Dieu. Il nous juge, nous ne le jugeons pus; il nous donne, et il n'a pas besoin de nos dons: s'il commande, nous devons obéir; s'il [se] fâche, 7ious devons trembler; et s'il aime, cpie devons-nous faire? nous devons aimer, c'est la seule chose que nous pouvons faire avec lui. Et combien sont criminels les enfants qui ne veulent pas imiter un Père si bon !
Est-ce assez considérer Dieu comme père? Considérons-le maintenant comme prince. Comme roi, il nous commande ; mais il ne nous commande rien tant que l'amour. Tu aimeras, dit-il, le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton esprit, de toutes tes forces, de toute ton âme4. A-t-il jamais parlé avec une plus grande énergie? Et Jésus-Christ (en saint Jean, chapitre xiv5 : Qui ne m'aime pas, nous dit-il, n'observe pas mes commandements. Donc qui n'aime pas Jésus- Christ, puisqu'il n'observe pas ses commandements, il viole la majesté de son roi.
Voulez-vous que nous parlions maintenant des dons que Dieu fait à ses serviteurs, et que, par la qualité des présents, nous jugions de l'amour qu'il exige? Quel est le grand don que Dieu nous fait? C'est le Saint- Esprit. Et qu'est-ce que le Saint-Esprit? n'est-ce pas l'amour éternel du Père et du Fils? Quelle est l'opé-