Is., XLin, 19 ; Apoc, xxi, 5. 3. Var. : enrichis
2. Dent., v, 15. — Ms. : in manu 4. Tout ce passage, depuis Mettre potenti. les choses etc., a été souligné, pour
un bien infini, une beauté accomplie, un objet qui s'empare si doucement de sa liberté, qui arrête à jamais toutes ses affections, sans que son bonheur 1 puisse être troublé ou interrompu par le moindre désir ! Mais que peut-elle concevoir de plus grand que de posséder celui qui la possède, et que cet objet qui la maîtrise soit à elle? Car il n'y a rien qui soit plus à elle que ce qui est sa récompense ; d'autant que la récompense est attachée à une action de laquelle le domaine lui appartient. Comme elle loue Dieu de l'avoir si bien conduite, d'avoir opéré en elle tant de merveilles, cependant que son Dieu même la loue ! Là, Seigneur, toujours on chantera vos louanges; on ne s'entretiendra2 que de vos merveilles; jamais on ne se lassera d'y parler de la magnificence de votre royaume. Magnificentiam glorise sanctitatis tuse loquentur, et mirabïlia tua narrabunt3. Mais vous ne vous lasserez non plus de leur dire qu'ils ont bien fait ; vous leur parlerez de leurs travaux avec une tendresse de père, et ainsi, de part et d'autre, l'éternité se passera en des congratulations perpétuelles. O ! que la terre leur paraîtra petite ! comme ils se riront des folles joies de ce monde !
En est-ce assez, Messieurs4, ou s'il faut encore quell'importance, à l'époque de la rédac- peurs de ce monde, comme si nous tion du sommaire (1662). Et de fait, n'étions pas nés pour le ciel ? N'auqui n'admirera la hardiesse et la rons-nous jamais une pensée digne force de cette éloquence naissante ? de la grandeur de notre vocation et
1. Var. : ravissement... par de de la générosité du christianisme ? nouveaux désirs. Qu'est devenue cette force de l'an-