iitércsséc.blessèe, endommagée. Cantic., n
ginité lui faisait trouver mille douceurs dans les embrassements de son Fils, qui la lui avait si soigneusement conservée. Elle considérait Jésus-Christ comme une fleur que son intégrité avait poussée ; et, dans ce sentiment, elle lui donnait des baisers plus que d'une mère, parce que c'étaient des baisers d'une mère vierge. Voulez- vous quelque chose de plus, pour comprendre l'excès de son saint amour? Voici une dernière considération que je vous propose, tirée des mêmes principes.
L'antiquité nous rapporte1 qu'une reine des Amazones souhaita passionnément d'avoir un fils de la race d'Alexandre ; mais laissons ces histoires profanes, et cherchons plutôt des exemples dans l'histoire sainte. Nous disions tout à l'heure que le patriarche Jacob préférait Joseph à tous ses autres enfants : outre la raison que nous en avons apportée, il y [en] a encore une autre qui le touchait fort ; c'est qu'il l'avait eu de Rachel, qui était sa bien-aimée : cela le touchait au vif. Et saint Jean Chrysostome nous rapportant, dans le premier livre du Sacerdoce, les paroles caressantes et affectueuses dont sa mère l'entretenait, remarque ce discours entre beaucoup d'autres. Je ne pouvais, disaitelle, 6 mon fils, me lasser de vous regarder, parce qu'il me semblait voir sur votre visage une image vivante de feu mon mari2. Que veux-je dire par tous ces exemples? Je prétends faire voir qu'une des choses qui augmente autant l'affection envers les enfants, c'est quand on considère la personne dont on les a eus ; et cela est bien naturel. Demandez maintenant à Marie de qui elle a eu ce cher Fils : vient-il d'une race moi-telle? a-il pas fallu qu'elle fût couverte de la vertu du Très-Haut? est-ce pas le Saint-Esprit qui l'a remplie d'un germe céleste parmi les délices de ses chastes embrassements, et qui, se coulant sur son corps très pur d'une manière ineffable, y a formé celui qui devait être la consolation d'Israël et l'attente des nations? C'est pourquoi l'admirable Grégoire dépeint en ces termes la conception du Sauveur : Lorsque le doigt de Dieu composait la chair de son Fils du sang le plus pur de Marie, « la Concupis-