‹ Œuvres pastorales de Mgr BessonChapitre 38 sur 41 · ALLOCUTION POUR LA BÉNÉDICTION · texte numérisé non relu

ALLOCUTION POUR LA BÉNÉDICTION

tholique est surtout digne de le comprendre et de le reproduire. Il sait que la foi est, comme le sang, un héritage. Il sait tout ce qu'il doit à ceux qui l'ont fait naître dans la religion, une, vivante et véritable, hors de laquelle il n'y a point de salut. Cette grâce est dans tous les lieux singulièrement grande et estimable ; mais ne faut-il pas l'estimer encore davantage dans une contrée où elle est devenue plus rare, et où tant de familles peuvent reprocher à leurs pères de leur avoir légué des principes d'erreur et de mensonge en leur laissant, parmi les exemples domestiques, celui d'ignorer et de combattre la vérité? L'hérésie n'a point infesté cette source pure. Ce sont de vrais catholiques à l'esprit ferme et au grand courage dont nous avons apporté les restes dans ce tombeau. Ils ont cru, et, quoiqu'ils soient morts, ils vivent éternellement, selon la promesse du Maître Qui crédit in me, etiam si mortuus fuerit, vivet in œternum.

Près d'eux reposent l'épouse, le père et la mère de notre cher et vénérable Larcy. Parler de son père, c'est le peindre lui-même, tant le père et le fils se sont ressemblés par la vertu et par le dévouement à la même cause. Sa compagne était digne de prendre son nom, n'est-ce pas assez dire à sa louange? Sa mère l'avait nourrie dans des sentiments généreux et libres. C'était une d'Anglas ; ce nom dit, comme celui de Larcy, honneur, fidélité, foi séculaire. Elle croyait avec la vivacité de sa race et la douce persuasion que lui donnait la grâce de son sexe. Non, ces saintes femmes ne sont point mortes, mais elles vivent en Dieu, et nous avons la confiance qu'en

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