BU TOMBEAU ET DE LA CHAPELLE ROUX-LARCY
évoquant ici des âmes si pures, nous obtiendrons, pour les arrière-petites-filles qui m'écoutent, tout ce que le ciel donne aux familles les plus favorisées, tout ce qui fait la joie, la parure et la consolation d'une maison chrétienne.
Gomment vous parler de ces morts qui nous ont quittés plus récemment? C'est un jeune homme d'un esprit déjà mûr, d'un cœur déjà loyal et ferme, d'un caractère au-dessus de son âge. Il accomplissait à peine sa dix-huitième année, et il allait passer du collège à l'école de Saint-Cyr. A peine admis dans cette vaillante élite de l'armée française, le jour même où il doit y entrer, c'est la mort qui l'appelle, c'est la tombe qui le reçoit ! L'habit de soldat n'a guère paré que son cercueil. 0 jeune soldat! ne pleurez point sur ces marques de la bravoure française à peine étalées sous vos regards. Vous aviez déjà vos états de service. Vous serviez le Christ depuis dixhuit ans dans la famille et dans le collège. 0 notre cher et aimable Roger! non, vous n'êtes point mort, mais vous vivez, vous êtes près de nous, vous nous entendez, et .ceux qui croient vivront éternellement : Qui crédit in me, etiam si mortuus fuerit, vivet in seternum.
Comme elle croyait, comme elle aimait, comme elle se dévouait, cette autre âme qui a laissé ici sa dépouille mortelle de fille, de femme et de mère! 0 femme ! ô mère admirable et digne d'une meilleure fortune, si les fortunes de la terre étaient quelque chose! Les pauvres l'ont pleurée ; sa sœur la propose pour modèle à ses propres enfants; son époux, qui était si digne de marier le nom de Roux à celui de Larcy;