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VI PRÉFACE

chrétienne^ et les éloquents ouvrages qu'il a donnés au public ont porté sa parole au loin.

A Texemple des Pères de TEglise^ les évêques n'écrivent pas pour le simple plaisir d'écrire. Leur parole correspond aux besoins des temps où ils vivent^ aux vices de Tépoque à combattre, aux abus à réprimer, aux dangers actuels à signaler : (( C'est un devoir pour Tévêque, ditM»' Bes- )) son, de remplir auprès de vous la mission de » sentinelle vigilante, et de justifier par son zèle » le titre que TEglise lui donne en le mettant à )) votre tête. Le trône que nous occupons dans le » sanctuaire n'a rien qui puisse flatter Torgueil » ou endormir la paresse. Pour n'être pas tout à )) fait indigne de l'occuper, nous sommes tenu de » regarder, de plus haut que les autres hommes, )) le spectacle des mœurs publiques, et d'aperce- » voir de plus loin les vices qui les corrompent )•) et les excès qui les ruinent. »

C'est de ce point de vue, comme sentinelle vigilante de la foi et des mœurs, que M«' l'évêque de Nimes a écrit ses œuvres pastorales. Ses instructions sont aussi remarquables par l'énergie de la pensée que par l'éclat du style. Dans les panégyriques et les oraisons funèbres, il sait tirer, des moindres événements même, des leçons aussi bien que des éloges.

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M*^' Bessoii a |)ubli6 ses œuvros pasloralcis on trois séries, foriiiaiil six volumes qui s'arrêtent à Tannée 1887. Nous avons recueilli tout ce qu'il a écrit depuis cette date, pour en former la qtiatriôme série que nous donnons au public. Celte série ne forme qu'un volume, qui porte, comme les précédents, Tempreinte du remarquable lalent do M»*" Besson, comme orateur et écrivain. On y retrouvera la même clarté dans les pensées, la même simplicité dans Texpressiou, la même noblesse dans le style.

Plusieurs de ces discours ont déjà été imprimés séparément et appréciés du public. Un entre autres, prononcé à la rentrée de Tlnstitut catholique de Lyon, a été, pour nous servir de Texpression classique, le chant du cygne. Car c'est le 18 novembre 1888, quatre jours après cette solennité, que M^' Besson rendait le dernier soupir.

Pour la composition de ce volume, nous avons suivi Tordre que M»' Tévêque de Nimes a adopté pour les trois séries précédentes. Il comprend donc : des instructions pastorales, des panégyriques et oraisons funèbres, des discours et sermons, enfin des allocutions et des lettres. Même dans les discours de circonstance, M^' Besson sait toujours s'élever à des considérations d'intérêt

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