LE VIEUX LOGIS
Pénétrons, si ta veux, dans le cher paysage Où la vieille maison montre son vieux visage. L'herbe a pris les sentiers, elle envahit le seuil Du logis déserté qui semble un être en deuil, Ouvrant, plein de mystère et plein d'inquiétude, L'œil noir de la fenêtre à tant de solitude.
Entrons. Dans le silence immuable et profond Nous demeurons surpris du bruit que nos voix font. Taisons-nous. Le néant des choses nous regarde. De l'escalier poudreux, oi'v le pied se hasarde, Nous voyons, évoquant les êtres à demi, La place où des aïeux très lointains ont dormi;