LES ROUTES
L'effort de l'homme, au flanc des moûts, les a tordues.
Elles se traînent dans la nuit, vagues sillons.
Le matin clair emporte, avec de vifs l'ayons,
Leur ligne, droite et blanche, au fond des étendues.
L'Été morne au sommet de leurs côtes ardues A de brusques réveils et de chauds tourbillons. Et l'àpre vent d'Hiver y fouette les haillons Des gueux, dont on voit fuir les bandes éperdues.
5<i HEURES LOINTAINES
Les routes vers le deuil, la prière et l'amour Se déroulaient, mystérieuses, quand un jour Le pas brutal des régiments les a grondées.
Elles portaient hier et montreront demain Avec ses fils, ses chars, ses troupeaux, ses idées, L'Homme, éternel passant d'un éternel chemin.