‹ ŒuvresChapitre 4 sur 70 · LE CALVAIRE · texte numérisé non relu

LE CALVAIRE

Dans le geste, éternel de la Rédemption,

Laissant tomber, en un désert où nul n'écoute,

Tes larmes, pleur à pleur, et ton sang, goutte à goutte.

L'homme est loin du calvaire : il marche, il court, il fuit.

Seigneur, dans le jour morne et dans la triste nuit

Comment peux-tu, privé de respects et d'hommages,

Aux croix des temps nouveaux endurer tes images?

Gomment ne jettes-tu, sous le ciel étonné,

Que l'ancien cri : « Pourquoi m'avoir abandonné... »

Quand notre éloignement et nos ingratitudes

Te font sentir encor le poids des solitudes?

Et lorsque nous fuyons, loin de toi, sans remords,

Gomment nous cherches-tu toujours, de tes yeux morts

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