LES BOIS
Les aimez-vous, les bois charmants, Oui retentissent par moments De mille et mille babillages?
Avez-vouSj lorsque vient l'été, Sous les grands hêtres écouté Tous ces hauts refrains des feuillages?
C'est un concert sauvage et doux; Les vieux chênes sont en courroux Contre les vents qui les tourmentent, Ils se révoltent; les ormeaux Murmurent du bout des rameaux Et les peupliers se lamentent.
Les sapins semblent se bercer Au souffle qu'ils sentent passer Dans leur cime qui se balance; Par intervalle, des frissons Viennent agiter les buissons, Puis il se fait un grand silence.