NIL) DE MERLES
IN'a pour loi que la liberté;
Au moins elle n'est pas bégueule !
« Les oiseaux s'aiment hardiment Et peuvent passer leurs journées A se becqueter tendrement Devant des tètes galonnées.
« Et n'est-il pas doux de songer Qu'en notre ère très pacifique L'oiseau peut couver sans danger Près d'un poteau télégraphique?
« Vivent les gosiers éclatants Dont les sons clairs percent la nue !
Ah ! les merles de l'ancien temps Avaient bien trop de retenue,
« Qui sifflottaient tout doucement, Comme des linottes craintives Et s'éparpillaient bêtement Au souffle des locomotives!
« Vous, moineaux, vous aviez raison, Qui, devançant l'ère où nous sommes, Édifiiez votre maison Dans la foule et le bruit des hommes ! »