‹ ŒuvresChapitre 46 sur 70 · NIL) DE MERLES · texte numérisé non relu

NIL) DE MERLES

IN'a pour loi que la liberté;

Au moins elle n'est pas bégueule !

« Les oiseaux s'aiment hardiment Et peuvent passer leurs journées A se becqueter tendrement Devant des tètes galonnées.

« Et n'est-il pas doux de songer Qu'en notre ère très pacifique L'oiseau peut couver sans danger Près d'un poteau télégraphique?

« Vivent les gosiers éclatants Dont les sons clairs percent la nue !

Ah ! les merles de l'ancien temps Avaient bien trop de retenue,

« Qui sifflottaient tout doucement, Comme des linottes craintives Et s'éparpillaient bêtement Au souffle des locomotives!

« Vous, moineaux, vous aviez raison, Qui, devançant l'ère où nous sommes, Édifiiez votre maison Dans la foule et le bruit des hommes ! »

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