‹ ŒuvresChapitre 8 sur 70 · LA-BAS · texte numérisé non relu

LA-BAS

Là-bas du grand soleil tombé je vois la flamme

S'éteindre et fuir. Le soir est loin, comme ton aine,

Comme ton cœur si tôt perdu, comme tes yeux.

La ligne de la terre à la (range des cieux

Touche, c'est un baiser de deux lèvres unies.

Vers de hautes lueurs des ombres infinies

Semblent monter; la nuit sur leur éloignement

Règle sa marche obscure et grandit tristement.

C'est ainsi qu'avec toi j'ai vu la mort des choses

Bien souvent. Les champs noirs confinaient aux cieux roses,

Mais, en trouvant partout la terre sans chemin,

Nous parlions à voix basse et je prenais ta main.

<jà et là, sur les monts, sous les bois, dans les plaines,

Les lumières du soir à des vitres lointaines,

Page 1