LA-BAS
Là-bas du grand soleil tombé je vois la flamme
S'éteindre et fuir. Le soir est loin, comme ton aine,
Comme ton cœur si tôt perdu, comme tes yeux.
La ligne de la terre à la (range des cieux
Touche, c'est un baiser de deux lèvres unies.
Vers de hautes lueurs des ombres infinies
Semblent monter; la nuit sur leur éloignement
Règle sa marche obscure et grandit tristement.
C'est ainsi qu'avec toi j'ai vu la mort des choses
Bien souvent. Les champs noirs confinaient aux cieux roses,
Mais, en trouvant partout la terre sans chemin,
Nous parlions à voix basse et je prenais ta main.
<jà et là, sur les monts, sous les bois, dans les plaines,
Les lumières du soir à des vitres lointaines,