MON TRES-CHER COMMANDANT
Nous espcrions à chaque instant vous voir arriver à Rome, mais votre retard me persuade que vous avez trouvé dans
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les bibliothèques de Florence de quoi vous occuper ; et en effet M. Landi, dans sa dernière lettre, me parle d'une découverte que vous avez faite de quelques morceaux inédits de Longus, et d'une entreprise littéraire formée entre vous et M. Kenouard ', sur cette découverte. Voilà ce qui s'appelle bien débuter au moins, et le pauvre Furia doit être furieux de voir un Welche venir pondre dans son nid. Si vous tardez de venir à Rome, faites-moi le plaisir de me dire ce que c'est que cette découverte. Dans Longus il n'y a qu'une seule lacune, si je me rappelle bien; et de la remplir ne serait pas d'une assez grande importance pour faire penser à une nouvelle édition.
Quand j'ai su que vous étiez rentré dans le tourbillon, je m'attendais de vous revoir général ou au moins colonel, avec une jambe ou un bras de moins, n'importe : jugez combien j'ai dû être surpris d'apprendre que vous ne serez jamais rien, pas même baron de l'empire, et que vous étiez revenu en Italie, sain et sauf, à la vérité, mais sans les deux épaulettes à graines d'épinards. Je vous gronderai d'importance quand vous serez ici; mais venez, la bibliothèque du Vatican est bien plus riche, et le dragon Cherini ne viendra pas cet hiver : le révérend père Altieri est un bon enfant, qui vous laissera fouiller dans les bouquins tant que vous voudrez.
A M. AKERBLAD,