‹ Œuvres philosophique du père AndréChapitre 105 sur 175 · GLOIRE A DIEU PAR N.-S. JÉSUS-CHRIST · texte numérisé non relu

GLOIRE A DIEU PAR N.-S. JÉSUS-CHRIST

EXTRAIT D'i'N ÉCRIT FAIT POUR RÉPONDRE A MA LETTRE M PÈRE PROVINCIAL, 1er DÉCEMBRE 1712.

«4°. Raison pourquoi on me dit des injures dans cet écrit et dans un autre. C'est, dit-il , que Ton savoitdes supérieurs que le P. André refusait de se déclarer contre le P. Malebranche, et qu'il alloit jusqu'à dire que c'est un auteur trèsorthodoxe , et dont la piété paroît à chaque page de ses ouvrages.

« 2°. Le P. Malebranche adopte et aggrave tout ce qu'il y a d'erroné en matière de religion dans le cartésianisme. Il y ajoute un grand nombre d'autres erreurs : les unes déjà formellement condamnées par l'Église , les autres ou directement contraires à la tradition, ou si dangereuses, vu les conséquences qu'on en peut tirer, qu'aucun théologien savant et orthodoxe ne peut excuser cet écrivain que sur son extrême ignorance en tout ce qui regarde l'Écriture et la tradition. Véritablement elle va si loin que, pour cet auteur, citer un passage de l'Écriture ou un endroit des Pères , et le prendre à contre-sens , c'est à peu près la même chose.

« 3°. Le P. André a-t-il pu s'aveugler au point de ne pas voir dans la Recherche de la Vérité toutes les erreurs condamnées depuis si longtemps dans Baius sur l'état de pure nature , de n'y pas apercevoir un sentiment pire ' que celui de Jansénius sur la nature du péché originel , et de ne pas reconnaître dans le Traité de la Nature et de la Grâce la plus insigne témérité qui fut jamais sur tout ce qui regarde l'économie du salut des hommes , que cet auteur ose régler suivant son caprice, d'une manière toute contraire à ce que l'Église , fondée sur la parole de Dieu et sur la tradition contenue dans les ouvrages des anciens Pères, nous en a appris jusqu'ici.

« 4°. Quoi ! le P. André trouve de la piété dans les Médita-

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