‹ Œuvres philosophique du père AndréChapitre 13 sur 175 · PREMIÈRE PARTIE. XXJ · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. XXJ

« 4°. Où sont maintenant les parents qui restent au P. Malebranche , neveux, nièces, alliés, etc. ? ne serait-il pas bon de leur écrire pour en avoir quelque instruction sur sa famille1?

« 21°. Quel était le général de l'Oratoire, en 16752, lorsqu'on ordonna , dans l'assemblée générale de la congrégation, que l'on ferait des remercîments au P. Malebranche pour sa Recherche ?

« 3°. En quelle année parut le livre de M. Huet, intitulé; Censura philosophiœ cartesianœ~oÇ}. Je n'en veux savoir que la date.

« i°. En quelle année M. de Harlay , archevêque de Paris 4, vint-il en Sorbonne , de la part du roi , pour interdire la philosophie de M. Descartes?

1 Les renseignements que donne Fontenelle paraissent suffisants. D'après Fontenelle, le père de Malebranche était Nicolas Malebranche, secrétaire du roi, trésorier des cinq grosses fermes sous le ministère du cardinal de Richelieu, et sa mère, Catherine de Lauzon, qui eut un frère vice-roi du Canada, intendant de Bordeaux et entin conseiller d'État. Il fut le dernier de dix enfants. Un des aînés mourut en 1703 conseiller de la grand'chambre, et fort estimé dans le parlement. L'auteur du Précis de la vie du P. Malebranche en tête du Traité de l'Infini créé, dit que la mère de Malebranche, Catherine de Lauzon, était d'une famille noble de Poitiers. A la Bibliothèque du Roi, dans le fonds de l'Oratoire, est un manuscrit in-4°, coté 168 > portant au dos cette inscription .- P. Malebranche , et sur la couverture, d'une écriture du xvme siècle : P. Malebranche , mathématiques et -proverbes. Parmi les papiers que contient ce volume, se trouve une procuration du frère de Malebranche qui autorise l'oratorien à traiter en son nom avec les héritiers de leur père. Cette procuration est de 1703. Le père de Malebranche y est appelé Nicolas de Malebranche, conseiller au parlement, et l'oratorien est aussi appelé de Malebranche.

2 Le général de l'Oratoire en 1675 était le P. de Sainte-Marthe. Voyez l'ouvrage du P. Tabaraud.

3 Elle est de 1689, Paris , in-12. Voyez l'Éloge historique de M. Huet en tète du Traité philosophique de la faiblesse de l'esprit humain, Amsterdam, 1723.

4 Au mois d'août 1671. Voyez l'Avertissement au sujet de l'Arrêt burlesque.

Xxij INTRODUCTION.

« Tout cela me parait nécessaire pour varier notre histoire, pour la relever, pour la rendre plus intéressante et même plus exacte.... »

au même. — Du 7 novembre 1716.

« Monsieur,

« Il y a bien longtemps que je vous dois une réponse , mais il y a six semaines que je me suis si fort appliqué à notre ouvrage, que je n'ai pu vous payer plus tôt. Abréger un auteur comme le P. Malebranche n'est pas une petite affaire, surtout quand on s'applique, en l'abrégeant, à lui donner plus de clarté qu'il n'en a dans toute son étendue. C'est à quoi je m'attache principalement ; car je suis très-persuadé qu'on ne peut l'entendre et croire qu'il a tort , du moins sur la plupart des choses qu'il entreprend de prouver, sur la manière dont nous voyons les objets, sur la matière des causes occasionnelles , sur le fond de son système de la prédestination et de la grâce, sur la nature de l'ordre et de la loi éternelle, sur la manière dont [nous connaissons notre âme, etc. Aussi je me borne presque toujours , dans mes analyses, à ces grands sujets, sans m'arrêtera le justifier sur certaines propositions incidentes, que je puis abandonner à la critique de nos adversaires sans faire tort à la vérité. Comme vous êtes curieux de savoir où j'en suis, je vais tâcher de vous satisfaire.

« J'ai achevé toute l'histoire des Conversations chrétiennes, de ses Petites Méditations, des premiers Éclaircissements qu'il donna sur la Recherche de la Vérité, en 4678, dont je n'ai pourtant pas une liste assez exacte , n'ayant que la dernière édition de cet ouvrage. Je lui ai fait battre M. de La Ville, dos et ventre , le plus honnêtement du monde. J'ai montré assez clairement tout ce qu'il y a de foi sur la matière de la sainte Eucharistie. Enfin , j'ai commencé l'histoire curieuse du Traité de la Nature et de la Grâce, où j'ai fait un caractère de M. Arnauld. dont les premiers traits plairont beaucoup

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