CC INTRODUCTION
Toutes les autres accusations étaient également fondées sur des bavardages de petite ville , de collège et de couvent. Un père Urquart, sur lequel nous ne trouvons nulle part aucun renseignement , s'était insinué dans la confiance d'André par l'apparence d'une franchise semblable à la sienne. André lui avait écrit une lettre où il lui raconte son interrogatoire et où, tout en se prononçant avec force contre le jansénisme , il déclare aussi qu'il ne veut pas s'écarter de la charité qu'il doit aux personnes , quelles que puissent être leurs erreurs... « Détestant, comme j'ai toujours fait , la grâce invincible des jansénistes et même la grâce prédéterminante des thomistes les plus catholiques , je suis certain que je n'ai pu dire que ma pensée n'étoit pas éloignée de celle de ces messieurs, c'est-à-dire des jansénistes. Mais veut-on que j'aille brusquer tout l'univers pour acquérir chez nous la sotte réputation de bien intentionné, et dans le monde raisonnable celle d'étourdi et de brouillon ? Non , c'est à quoi je ne puis me résoudre. Je condamne et j'espère que Dieu me fera toujours la grâce de condamner toutes les erreurs que l'Église condamne ; mais, pour ce qui est des personnes qui les soutiennent, je leur ferai toujours des honnêtetés pour les gagner par là, si je puis, à la vérité catholique. Si nos zélés désapprouvent ma conduite, peut-être que le Seigneur, qui nous commande la charité sur toutes choses, leur donnera son approbation. » Sur ces entrefaites, un P. de Gouvrigny, qui nous est d'ailleurs aussi inconnu que le P. Urquart, écrit à André pour l'avertir que ce P. Urquart est un fourbe ; qu'il lui a écrit par le conseil de son ennemi , le P. Martelet * pour le faire parler.
' Également inconnu.