‹ Œuvres philosophique du père AndréChapitre 147 sur 175 · CCXV1IJ INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CCXV1IJ INTRODUCTION

Vil. André à Caen, de 172.9 à i:ti4.

L'abbé Guyot , dans l'éloge historique du P. André , nous apprend qu'il fut envoyé , en 1726 , au collège de Caen pour y régenter les mathématiques et qu'il remplit cette place jusqu'à l'année 1759 où, parvenu à l'âge de quatre-vingt-quatre ans, il prit sa retraite et survécut même à sa compagnie. Depuis son arrivée à Caen, éclairé par l'expérience , André , sans renoncer à ses deux études de prédilectioQ , la philosophie et la théologie , s'y livra avec plus de réserve et partagea son temps entre les mathématiques et la belle littérature. Nous avons vu que , parmi ses manuscrits retrouvés, il y en a plusieurs qui se rapportent aux mathématiques, et l'abbé Guyot nous apprend qu'il avait traduit Euclide en français sur le texte grec, en y ajoutant de nouvelles vues pour l'éclaircir et de nouvelles propositions pour le compléter. Celui de tous ses ouvrages scientifiques qu'André préférait était son traité d'Arithmétique , composé sur un plan nouveau et d'après la méthode de saint Augustin *. L'abbé Guyot avait promis de publier ces écrits, mais il n'a pas donné suite à ce dessein. Autrefois André avait songé à la carrière de la prédication ; étant à Caen, il prononça avec succès plusieurs panégyriques , des exhortations en présence de ses confrères , des sermons d'avent et de carême ; il acquit même dans cette carrière, dit l'abbé Guyot, une célébrité qui le fit connaître jusque dans la capitale. Cependant, si on en croit son biographe, ses moyens extérieurs ne répondaient point à son talent. « Si une physionomie heureuse

■ Voyez l'Éloge historique du P. André, page xij, et, dans les œuvres posthumes, t. IV, le discours sur l'Arithmétique.

Page 1