‹ Œuvres philosophique du père AndréChapitre 15 sur 175 · PREMIERE PARTIE. \XV · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE. \XV

« H0. Qu'est devenu le petit Traité de la Grâce ' que le P. Malebranehe donna, dit-on, au P. Levasseur, alors professeur de positive à Saint-Magloire ? Ce qu'on en rapporte est-il bien avéré?

« '12°. Qui est ce monsieur à qui le P. Malebranehe adresse la parole assez brusquement dans une addition du Traité de la Nature et de la Grâce ?

« Je veux savoir, Monsieur, tout ce qui appartient à mon sujet , non pas pour tout dire , mais pour être en état de parler juste sur tout ce que je dirai. En un mot, je veux que la vérité règne dans mon ouvrage , dans les moindres choses comme dans les plus grandes »

au même. — \ 0 novembre I 71 6.

« J'ai fini l'analyse du Traité de la Nature et de la Grâce. Je ne sais si elle vaut quelque chose , mais je puis vous assurer qu'elle m'a beaucoup coûté. Je ne m'arrête qu'à ce qui est essentiel au système , laissant là toutes les propositions incidentes... Toutes mes analyses sont autant de petits traités avec tous leurs principes rapprochés les uns des autres, et les conséquences de leurs principes. Je tâche aussi d'y entremêler quelque ornement pour soutenir l'attention par le plaisir »

a m. l archevêque. — Du 8 avril 4717.

« Venons à nos affaires. J'ai repris mon ouvrage,

qui me parait avancer assez vite. J'en suis à l'analyse de la quatorzième des Méditations chrétiennes. J'en fais une par jour assez régulièrement. Ainsi , nous passerons bientôt à un autre livre du P. Malebranehe : c'est le Traité de morale qui suit les Méditations, selon l'ordre de la chronologie de mon histoire , après quoi nous entrerons en dispute avec le

1 Ce pelit Traité de la Grâce était probablement une esquisse de celui que Malebrancbe publia plus tard sous le nom de Traité de la Xalure et de la Grâce, Amsterdam, 1680, in-12.

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