‹ Œuvres philosophiques d'ArnauldChapitre 64 sur 214 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

serait la proposition'principale, et quo la seconde ferait partie seulement de l'attribut.

De ces propositions conijiloxos, ou la complexion tombe sur le verbe et non sur le sujet ni sur Tattribut, les philosophes ont particulièrement remarqué celles qu'ils ont appelées modales, parce (jue l'affirmation ou la négation y est modifiée par l'un de ces quatre modes, possible, contingent, impossible, nécessaire: et parce que chaque mode peut être afiirmé ou nié, comme, il est impossible, il rCest pas impossible, et en l'une et en l'autre façon être joint avec une proposition affirmative ou négative, que la terre est ronde, que la terre n'est pas ronde, chaque mode peut avoir quatre propositions, et les quatre ensemble seize, qu'ils ont marquées par ces quatre mots : Purpurea, Iliace, Amabimus, Edentuli, dont voici tout le mystère. Chaque syllabe marcjue un de ces quatre modes.

La f®, possible;

La 2°, contingent;

La 3®, impossible;

La 4®, nécessaire.

Et la voyelle qui se trouve dans chaque syllabe, qui est, ou A, ou E, ou I, ou U, marque si le mode doit être affirmé ou nié, et si la proposition qu'il appellent dictum doit être affirmée ou niée en cette manière.

A. L'affirmation du mode, et l'affirmation de la proposition. E. L'affirmation du mode, et la négation de la proposition. L La négation du mode, et l'affirmation de la proposition. U. La négation du mode, et la négation de la proposition.

Ce serait perdre le temps que d'en apporter des exemples qui sont faciles à trouver. Il faut seulement observer que purpurea répond à l'A des propositions complexes, iliace à E, amarimus à I, EDENTULI à u, et qu'ainsi, si on veut que les exemples soient vrais, il faut, ayant pris un sujet, prendre Ytonv purpurea un attribut qui en puisse être universellement affirmé ; pour iliace, qui en puisse être universellement nié; y^out amabimus, qui en puisse être affirmé particulièrement; et pour edentuli, qui en puisse être nié particulièrement.

' Mais quelque attribut qu'on prenne , il est toujours vrai que toutes les (puilre propositions d'un même mot n'ont (jue le même sens; de sorte que Tune étant vraie, toutes les autres le sont aussi.

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